[ad_1]
S’il fallait un symbole de la reprise de l’épidémie en France, les Britanniques sont venus l’apporter. Le gouvernement britannique a annoncé, jeudi 13 août, que les personnes venant de France devront respecter quatorze jours d’isolation en arrivant sur le sol du Royaume-Uni. L’obligation s’appliquera à partir de samedi 15 août à 4 heures du matin (heure locale).
Outre la France, Londres va imposer aussi la même quarantaine aux Pays-Bas, à Monaco et Malte. Cette liste de pays vient s’ajouter à l’Espagne (isolation obligatoire depuis le 26 juin) et à la Belgique (depuis le 8 août).
Le gouvernement français a immédiatement contesté cette décision. « Une décision britannique que nous regrettons et qui entraînera une mesure de réciprocité, en espérant un retour à la normale le plus rapidement possible », a annoncé sur Twitter Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes. La quarantaine sera donc également imposée aux personnes venant du Royaume-Uni et se rendant en France.
« Nous devons être absolument sans pitié »
Les Britanniques affirment prendre leur décision sur la seule base des données sanitaires. « Les statistiques de la France la semaine passée (du 7 au 13 août) ont montré une hausse de 66 % des nouveaux cas (…), ce qui indique une forte augmentation du Covid-19 », indique le gouvernement britannique. « Nous devons être absolument sans pitié avec ça, même avec nos amis et partenaires les plus proches », avertissait jeudi le premier ministre, Boris Johnson, avant l’annonce de la quarantaine.
Les autorités sanitaires françaises ont en effet détecté 2 669 nouveaux cas sur les dernières vingt-quatre heures, au plus haut depuis la fin du confinement. Selon Santé publique France, « la situation est préoccupante : l’ensemble des indicateurs continuent leur progression et la transmission du virus SARS-CoV-2 s’accentue ».
Face à cette tendance, le Royaume-Uni n’a pas voulu prendre de risque. Le pays a jusqu’à présent enregistré l’un des pires bilans de la pandémie, avec 41 000 morts attribués officiellement au Covid-19 (près de 5 000 décès viennent d’être retirés des statistiques) et une surmortalité de 65 000 personnes. Ayant été accusé d’avoir réagi trop lentement en mars, M. Johnson préfère aujourd’hui se montrer prudent. A l’intérieur du pays, la propagation de l’épidémie est actuellement relativement sous contrôle, avec un millier de nouveaux cas positifs détectés par jour en moyenne ces sept derniers jours.
Il vous reste 33.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
