[Société] Un père et son fils gravissent les 7 plus hauts sommets de l’île 

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Erwan et Mathis, son fils de 14 ans, se sont lancés un défi fou : gravir les sept plus hauts sommets de l’île en six jours. Pari réussi !
 

Un simple reportage peut vous mener vers les sommets. Alors qu’ils regardaient un documentaire à la télé sur l’ascension des plus hautes montagnes de Norvège par l’alpiniste Kilian Jornet, l’idée a fait tilt chez Erwan et son fils, Mathis. “Tiens, ça serait rigolo de faire ça mais ici, à La Réunion”, se lancent-ils en défi. Deux mois et demi de préparation, de réservation de gîtes et d’autorisation de gravir le Gros Morne plus tard, les voici prêts. Devant eux, six jours d’efforts, 7992 mètres de dénivelé positif, 7313 mètres en négatif, 113 km et plus de 50 heures d’efforts. Et bien sûr, les 7 plus hauts sommets de l’île à gravir. 

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Partis le 1er août de la Fenêtre des Makes, père et fils ont rejoint le Pas de Belcombe, en s’envoyant au passage le Piton des Neiges (3070 m), Gros Morne (3019 m), Grand Bénare (2898 m), Cratère Bory (2632 m), Petit Bénare (2600 m), Piton des Basaltes (2448 m) et le Piton Chisny (2440 m). Non sans quelques difficultés. “Le moment le plus dur, c’était le deuxième jour, raconte Erwan, 44 ans, installé à Saint-Paul. On a pris un coup au moral, c’était long, avec beaucoup de dénivelés, mais on savait. Jamais l’idée de lâcher n’a été évoquée.”

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“C’était trop magnifique”

Au contraire, l’adolescent de 14 ans et son père ont serré les dents. Et partagé des moments gravés à jamais. “C’était trop magnifique, livre, heureux, le fiston. Ça m’a donné envie de randonner tous les week-ends. Et avec mon père, on a eu du temps pour discuter, ça rapproche.” “C’était le but, poursuit Erwan, le papa, qui travaille dans le secteur du tourisme, actuellement sinistré. On a vu des paysages magnifiques et qu’on n’a pas l’habitude de voir, comme au Gros Morne, le seul parcours d’alpinisme de l’outre-mer français et de l’Océan Indien. On a escaladé au-dessus du vide, il y avait de l’adrénaline. C’est là qu’on se rend encore plus compte qu’on vit sur un caillou rare et magnifique, avec de très très beaux paysages.”

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Rejoints, nourris et parfois logés par des amis et de la famille, père et fils ont vécu une intense aventure collective, terminée au bout de l’effort, jeudi 6 août. “On était super content de boucler”, raconte, enjoué, Erwan, le papa. Un bonheur que la fatigue accumulée et les bobos aux pieds n’ont pas entamé. Une fois reposés, sur quel reportage vont-ils bien pouvoir tomber ?

Kilian Kerbrat

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