[ad_1]
La pandémie de Covid-19 peut-elle réussir là où l’Union européenne a jusqu’à maintenant échoué : convaincre la Pologne de renoncer à l’exploitation du charbon ? Si Varsovie s’obstine à demeurer la seule des vingt-sept capitales à ne pas endosser l’objectif de neutralité climatique à l’horizon 2050, elle semble avoir de plus en plus de mal à résister aux contraintes économiques qui étouffent son industrie charbonnière.
« Oui, nous disions que le charbon était notre atout et le garant de notre sécurité énergétique. Nous disions que la politique de sortie du charbon était une erreur. Aujourd’hui, en raison de ce qui se passe autour de nous, nous devons réviser ces affirmations, a reconnu le ministre des actifs de l’Etat, Jacek Sasin, dans un entretien publié le 3 août par le quotidien Dziennik Gazeta Prawna. Nous ne pouvons pas fermer les yeux, d’autant que, sur cette question, nous sommes isolés dans l’UE. »
Par sa tutelle sur les entreprises publiques, y compris les plus grands énergéticiens et charbonnages du pays, Jacek Sasin exerce sur la politique énergétique et climatique polonaise un pouvoir plus important que le ministère officiellement en charge du climat. Il lui revient ainsi de persuader les puissants syndicats du secteur d’accepter la fermeture de mines, moins pour sauver la planète que pour sauver le groupe PGG, premier producteur de charbon de l’Union européenne.
Au cours des derniers mois, l’entreprise aurait probablement déjà dû plus d’une fois se déclarer en faillite sans les multiples perfusions accordées par son propriétaire étatique – report d’échéances fiscales et sociales, achats de combustible au motif de créer une « réserve stratégique » et, bientôt, aide de 400 millions d’euros au titre des mesures exceptionnelles de lutte contre les conséquences économiques de la crise sanitaire.
Mineurs contaminés
Bien que la Pologne ait été jusqu’à présent relativement épargnée par le Covid-19 avec, début août, un bilan d’environ 47 000 cas d’infection confirmés et 1 700 décès, ses charbonnages ont payé un double tribut à la pandémie. En raison de l’inévitable promiscuité du travail en milieu souterrain, plusieurs milliers de mineurs ont été contaminés, obligeant en juin les autorités à interrompre pendant près d’un mois l’activité de douze mines. Après l’augmentation du nombre de tests qui a permis la reprise de la production, la région de Silésie, où est concentrée l’immense majorité des charbonnages polonais, reste celle où le SARS-CoV-2 est le plus présent.
Il vous reste 57.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
