avec le titre de Lee Lai Shan, une fierté nationale inédite à Hongkong

0
106

[ad_1]

Lee Lai-shan raises her fist in triumph after winning a gold medal in the Olympic women's windsurfing competition. (Photo by DAVID WONG/South China Morning Post via Getty Images)

South China Morning Post / South China Morning Post via Get

Par

Publié aujourd’hui à 06h00

A Hongkong, l’été 1996 n’est pas seulement le dernier vécu avant la rétrocession à la Chine, après plus de 155 ans sous autorité britannique. C’est aussi celui – plus réjouissant – de la « San San Fever ». Le 28 juillet, à Atlanta (Etats-Unis), alors que « la perle de l’Orient » s’angoisse à l’idée de son proche avenir, la véliplanchiste Lee Lai Shan offre une bouffée de joie et de fierté nationale inédite aux 6,5 millions de Hongkongais de l’époque.

Le long des côtes géorgiennes, elle devient la première – et unique à ce jour – médaillée d’or olympique de Hongkong, dont les sports de prédilection, liés à l’influence étrangère, sont plutôt le football, le tennis de table ou le billard que la planche à voile. Lors d’un duplex, le 5 août, quelques jours après ce sacre olympique inédit, un journaliste de la chaîne nationale TVB décrit, avec un flegme tout britannique, cette fameuse fièvre suscitée par l’enfant prodige, de retour au pays.

Vingt-quatre ans plus tard, l’engouement autour de la championne dure toujours. Il faut dire que la liste des exploits olympiques de l’ancienne colonie britannique est à l’exact opposé de la longueur de la « Déclaration commune sino-britannique sur la question de Hongkong », c’est-à-dire aussi brève que famélique. Les podiums des sportifs hongkongais aux JO se comptent sur à peine les doigts d’une main : en 2004, les pongistes Ko Lai Chak et Li Ching ont remporté l’argent en double et la cycliste Lee Wai-sze, le bronze en keirin, en 2012. Mais seule la victoire importe. Surtout quand elle demeure orpheline, comme celle de Lee Lai Shan.

Vents violents

Lorsqu’elle se présente au départ de la première des neufs manches de l’épreuve olympique, Lee Lai Shan est loin d’être une inconnue. Partie de rien, elle est montée sur sa première planche à 12 ans. Elevée dans une famille nombreuse de neuf enfants sur l’île de Cheung Chau, à 10 km au sud de Hongkong, elle suit alors les conseils de l’un de ses oncles qui dirige un centre de loisirs nautiques. 

La championne a raconté ses débuts dans un article du South China Morning Post, à l’occasion de l’anniversaire des vingt ans de sa victoire : « Quand j’ai dit à mon oncle que je voulais apprendre la planche à voile, il m’a dit de prendre mon temps et juste d’observer, donc pendant presque un an, je l’ai aidé au centre. A la fin des vacances d’été, il m’a enfin appris. Je voyais les gens se mouvoir grâce à des vents violents et je trouvais que c’était vraiment cool. »

Il vous reste 66.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: