[Economie] Rachat de Vindemia par GBH : l’association Adecalom poursuit son combat

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GRANDE DISTRIBUTION. La vente du groupe Vindémia par GBH, annoncée le 26 mai dernier par l’Autorité de la concurrence, n’a été publiée qu’un mois plus tard, le 26 juin. Or, les accords ayant été signés, l’association Adecalom n’a pas pu déposer de référé suspensif comme souhaité. C’est pourquoi elle a déposé un recours devant le Conseil d’État cette semaine, pour faire annuler l’achat par Hayot, qui détient déjà les enseignes Carrefour à La Réunion.

“Si le juge découvre des irrégularités, il a le pouvoir d’annuler à tout moment la vente, même si celle-ci a déjà été actée, contrairement à ce que l’on peut croire, il n’est pas trop tard.” Selon Amine Valy, de l’association Adecalom, l’acquisition de Vindémia et de ses magasins Score et Jumbo, s’est faite de manière illégale, sous fond de manipulations de procédures. C’est pourquoi elle dénonce l’Autorité de la concurrence qui n’a pas fait ce qu’il fallait pour instruire le dossier. “Si les choses avaient été réalisées dans les règles, le dossier, qui nous conduit à une situation dominante, ne serait pas passé”, explique Amine Valy.

 

 

Domination du groupe Hayot

 

En effet, ce qui inquiète particulièrement l’association est cette domination sociétale et économique, pour ne pas dire de “monopole”. Et ce, dans plusieurs domaines, pas uniquement celui de la grande distribution. “Hayot est un groupe tentaculaire qui pourrait bloquer le développement économique de l’île, ajoute Amine Valy, et ce n’est pas cette position dominante qui conduira à faire baisser le coût de la vie.” Jules Dieudonné, autre membre de l’association, compare notamment le groupe GBH à la mafia, à un groupe de prédateurs souhaitant la dépendance “et c’est ça qui n’est pas bon, si la vente est définitivement validée, c’est 40 ans de politiques publiques qui risquent de tomber à l’eau.”

 

Que le juge casse la décision ou non, l’association Adecalom a déclaré qu’une réforme du droit à la concurrence est indispensable car il n’est pas adapté aux réelles spécificités que peut connaître La Réunion. Les membres de l’association n’ont pas peur de parler d’actions coup de poing, bien que non condamnables, afin de montrer qu’ils ne lâchent pas la pression, “car ce sont nos enfants qui vont être victimes de tout cela.”

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clicanoo

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