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Ce vendredi matin à la CASUD, André Thien Ah Koon, maire du Tampon et président de l’intercommunalité du Sud, en compagnie de son premier vice-président Bachil Valy, ont organisé une conférence de presse afin de faire le point sur la crise. Crise qui fait rage depuis le premier conseil communautaire, qui a élu TAK président au bénéfice de l’âge, face à la candidature de Patrick Lebreton soutenu par le maire de Saint-Philippe Olivier Rivière.
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Depuis, le deuxième conseil communautaire avec à l’ordre du jour l’élection des vice-présidents a elle aussi été agitée, mais les maires de Saint-Joseph et de Saint-Philippe ont surtout annoncé leur intention de quitter la CASUD dans ce contexte où ils estiment que le Tampon a la mainmise sur les décisions.
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Lors de la conférence de presse de ce matin, le maire du Tampon a dénoncé une nouvelle fois “un coup d’état avorté” pour la présidence de la Casud. “Pour nous, la posture du maire de Saint-Joseph est incompréhensible. La Casud n’est pas une annexe de la ville du Tampon”, a réagi André Thien Ah Koon. Ajoutant qu’il ne ferait “pas obstacle à la sortie d’une commune de la Casud”, mais aussi qu’il ne “laisserait pas un habitant de la commune de L’Entre-Deux ou du Tampon être pris en otage”.
Le premier vice-président, et maire de l’Entre-Deux Bachil Valy, a quant à lui estimé que le temps était “venu de dire la vérité”, chiffres à l’appui. “Mais l’image donnée ces dernières semaines n’est pas bonne. Certains ne voient pas plus loin que leur ambition politique et oublient vite les engagements financiers de la Casud. Il ne faut pas rentrer dans l’amertume politique”.

Pour étayer leur propos, les deux élus ont donc sorti les chiffres. Et plusieurs documents, pour prouver que la gouvernance était “partagée” au sein de l’intercommunalité. C’est tout un dossier d’une trentaine de pages qui a été présenté ce matin, avec plusieurs chiffres dont le montant des investissements pour chaque commune de la Casud, les charges supportées par chacune d’elles, ou encore la répartition des services de proximité dans chaque ville…





Il y a quelques jours, Olivier Rivière, maire de Saint-Philippe interrogé au sujet de cette crise, avait déclaré que de son côté, il opterait pour un retrait-adhésion au profit de la Cirest, et qu’il s’agirait d’un “retrait définitif”.
“Il y a un fossé générationnel entre lui et moi”, avait-il dit à propos du maire du Tampon, bien qu’il ait du respect pour ce dernier. “Mais je ne partage pas sa vision de l’intercommunalité. La crise au sein de la CASud vient de là. Si on est sur un schéma purement comptable, cela n’a aucun intérêt”, avait-il déclaré au JIR.
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Quant à Nathalie Bassire, elle a cette semaine décidé d’interpeller le Premier ministre Jean Castex à propos de cette situation, pointant du doigt la majorité municipale du Tampon et sa “politique égoïste et isolationniste”, et demandant que le préfet “reprenne la main sur ce dossier (…) pour sortir du blocage institutionnel dans lequel le président de la CASud a plongé l’EPCI”.
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