l’épidémie reprend dans plusieurs pays, situation « critique » à Hongkong

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Le Covid-19 a fait plus de 600 000 morts et contaminé plus de 14 millions de personnes dans le monde, selon un bilan réalisé par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles, dimanche 19 juillet. La pandémie, qui touche 196 pays et territoires, continue de se propager ou reprend dans de très nombreux pays.

Le nombre de morts liées au Covid-19 a doublé en un peu plus de deux mois. Plus de 100 000 nouveaux décès ont été enregistrés en 21 jours, depuis le 28 juin. Les Etats-Unis sont le pays officiellement le plus endeuillé au monde avec 140 103 décès, devant le Brésil (78 772), le Royaume-Uni (45 273), le Mexique (38 888) et l’Italie (35 042).

Le nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations. Certains pays ne testent que les cas graves, d’autres utilisent les tests en priorité pour le traçage et nombre de pays pauvres ne disposent que de capacités de dépistage limitées.

  • Situation « critique » à Hongkong

La chef de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, portant un masque durant une conférence de presse sur l’augmentation du nombre de contaminations au Covid-19 à Hongkong, le 19 juillet 2020.

Le nombre de cas repart à la hausse à Hongkong, qui avait, pourtant, presque mis fin aux contaminations locales en juin. La région semi-autonome a répertorié, dimanche, 108 nouvelles contaminations en vingt-quatre heures, un record. « Je crois que la situation est vraiment critique et rien ne permet de penser qu’elle puisse être ramenée sous contrôle », a déclaré la chef de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam.

Ces deux dernières semaines, 500 nouveaux cas ont été répertoriés. Et les médecins ont du mal à identifier les chaînes de transmission du coronavirus dans le territoire très densément peuplé de 7,5 millions d’habitants. Au total, 1 886 cas et douze décès ont été enregistrés dans la ville.

Carrie Lam a annoncé de nouvelles mesures, et notamment le projet de rendre obligatoire le port du masque dans les espaces intérieurs publics, ou encore l’obligation de travailler depuis la maison pour le personnel non essentiel de la fonction publique.

  • En Europe, des mesures ciblées pour éviter la deuxième vague

Des personnes font la queue pour accéder aux plages de Barcelone, samedi 18 juillet, la police bloquant l’accès en raison d’un nombre trop important de baigneurs ignorant les appels des autorités à rester confinés.

En Espagne, les autorités surveillent depuis plusieurs jours plus de 120 foyers actifs, en particulier en Catalogne (nord-est). Les habitants de Barcelone, deuxième ville du pays, très prisée des touristes étrangers, ont été appelés vendredi à « rester chez eux » en raison d’un quasi-triplement du nombre de cas en une semaine. Les cinémas, théâtres et discothèques doivent fermer leurs portes, les réunions de plus de dix personnes sont interdites de même que les visites dans les maisons de retraite. La capacité d’accueil dans les bars et les restaurants a été limitée à 50 %. Ces mesures doivent durer a priori deux semaines.

En Angleterre, le port du masque devient obligatoire dans tous les magasins à compter du 24 juillet. C’était déjà le cas en Ecosse. Le premier ministre britannique, Boris Johnson, toutefois a prévenu qu’il n’utiliserait qu’en dernier ressort la carte du reconfinement, comparant cette solution à une mesure de « dissuasion nucléaire », dans une interview dimanche au Daily Telegraph. Il espère un retour à la normale « pour Noël » malgré de vives craintes concernant une deuxième vague. Un risque que le conseiller scientifique de son gouvernement, Patrick Vallance, a jugé « élevé ».

L’Irlande devait rouvrir pleinement ses bars le 13 juillet mais a repoussé la dernière phase du déconfinement au 10 août. Les rassemblements sont limités à 50 personnes à l’intérieur et 200 à l’extérieur, tandis que les masques deviennent obligatoires dans les magasins.

Pourtant relativement épargnée par le Covid-19, l’Allemagne autorise des mesures de confinement renforcées au niveau local avec « des interdictions de sortie » dans des zones géographiques limitées.

  • L’UE cherche un accord sur le plan de relance

Pour surmonter la crise économique due à la pandémie, les dirigeants européens se réunissent à nouveau dimanche, après avoir échoué à trouver un accord sur une nouvelle proposition qui leur avait été soumise samedi. L’objectif est d’infléchir la position des quatre Etats « frugaux » – Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède – qui bloquent tout compromis, en leur offrant des concessions, en particulier sur la répartition entre subventions et prêts, ainsi que sur les conditions qui encadrent le versement de l’argent.

Lire aussi Sommet européen : divisés, les Vingt-Sept se retrouvent pour tenter de trouver un accord sur un plan de relance

Si la proposition du président du Conseil européen, Charles Michel, « bénéficie d’un soutien important », selon une source proche des discussions, les dirigeants des 27 Etats membres n’ont pas réussi à trouver d’accord samedi. La chancelière allemande n’a pas écarté le risque d’un échec dans les négociations dimanche. « Il y a beaucoup de bonne volonté (…) mais il est aussi possible qu’aucun résultat ne soit obtenu aujourd’hui », a déclaré Angela Merkel à son arrivée au sommet pour une journée qu’elle a qualifiée de « décisive ».

  • Flambée de contamination dans le sud et à l’ouest des Etats-Unis

Aux Etats-Unis, l’épidémie ne faiblit pas. Plus de 60 000 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés samedi, ce qui porte le bilan total à 3 698 209 cas. Le nombre des cas recensés toutes les 24 heures dépasse systématiquement les 60 000 depuis une semaine, soit environ deux fois plus qu’en avril, au plus fort du confinement.

Le pays fait notamment face depuis plusieurs semaines à une flambée des contaminations dans le Sud et l’Ouest. Au Texas et dans l’Arizona, les autorités locales ont commandé des camions frigorifiques pour augmenter la capacité d’accueil des morgues.

La résurgence de la pandémie représente « le principal risque » pour l’économie américaine qui a enregistré une contraction historique de 37 % au deuxième trimestre, a prévenu, vendredi, le Fonds monétaire international.

Le Monde avec AFP

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