[ad_1]
Elodie, son mari et ses trois enfants ont décidé de venir passer leurs vacances à La Réunion, malgré les mesures de quarantaine qui restent imposées jusqu’au 10 juillet au moins. Septaine, tests obligatoires, activités limitées… nous suivrons, sur Clicanoo ces prochains jours, les aventures de cette petite famille qui a souhaite profiter de l’île intense, tout en respectant les mesures qui restent imposées aux voyageurs dans ce contexte de pandémie.
Première partie -> Carnet de bord d’une famille lyonnaise en vacances à La Réunion (1) : avant le départ, des tests et un peu de stress
Deuxième partie -> Carnet de bord d’une famille lyonnaise en vacances à La Réunion (2) : arrivés, confinés… et impatients
Aujourd’hui, nous suivons la famille lyonnaise dans leur sortie de septaine. Les vacances peuvent enfin commencer, et pour de vrai ! Tunnels de lave, safari dauphins, descente dans Mafate… Plus de temps à perdre pour cette dernière semaine à La Réunion !
Mercredi 8 et jeudi 9 juillet : une septaine qui dure, dure…
“C’est quand même long”, fait remarquer Elodie, qui depuis dimanche est confinée avec son mari et ses trois enfants dans l’appartement saint-gillois qu’ils ont loué pour les besoins de leur septaine. La belle vue depuis leur terrasse les a contentés un moment, mais l’impatience de découvrir l’île de plus près gagne la petite famille de Balan au fil des jours.
Des tests pas obligatoires mais fortement recommandés
C’est finalement le jeudi, soit 5 jours après leur arrivée, qu’ils finissent par recevoir leur premier appel de l’ARS. “Ils ont fini par nous appeler, pour nous demander comment on allait, si ça se passait bien, si on avait besoin de rien… Et ils nous ont rappelé qu’il fallait bien effectuer les tests à J+7”. Des tests qui, légalement, ne sont pas obligatoires, mais dont l’importance est fortement soulignée par les autorités sanitaires ces derniers jours. Tentant notamment de sensibiliser les voyageurs aux risques qu’ils font peser sur les autres en s’y soustrayant. “On leur a demandé si on devait vraiment faire le test, vu que l’état d’urgence sanitaire était fini. L’ARS nous a répondu qu’ils ne pouvaient pas nous dire de ne pas le faire, même s’il n’est pas obligatoire il est fortement recommandé, et qu’il fallait penser à l’ensemble de la population”, détaille Elodie.
La mère de famille a aussitôt contacté un laboratoire de Saint-Gilles, pour y passer le samedi suivant. “Ils nous ont donné les adresses des laboratoires du secteur, par texto”, précise Elodie, qui n’a rencontré “aucun souci” dans sa prise de rendez-vous.
Vendredi 10 juillet : à la fin de l’état d’urgence sanitaire, l’appel de la plage
“On a un petit peu craqué, on a profité de la plage en bas de l’appartement, juste entre nous”, avoue Elodie, à ce sixième jour de septaine. “C’est quand même vraiment long”. “On s’est dit qu’à partir du 10 juillet, les gens qui arrivaient à l’aéroport ne faisaient plus aucune quarantaine. Or, on n’est pas plus dangereux que ceux qui arrivent en avion”, justifie celle qui, avec sa famille avait déjà passé un premier test deux jours avant l’embarquement pour La Réunion. Avec pour résultat cinq tests négatifs. Une petite consolation au bout de plusieurs jours d’isolement, et en prenant bien soin de rester en famille, sans aller au contact des autres.
Samedi 11 juillet : dépistage à J+7, mais pas pour tout le monde
La septaine touche presque à sa fin pour la famille de vacanciers, qui trépigne d’impatience. Mais avant de s’élancer sur les sentiers, une dernière étape s’impose, celle du dépistage à J+7. En tout cas pour Elodie, son mari Nicolas, et son fils “Nous on l’a refait, par contre on a fait le choix, comme ce n’est pas obligatoire, de le faire refaire à nos deux plus jeunes filles, parce qu’elles avaient vraiment l’appréhension de repasser par là”. Le premier test pré-embarquement, en métropole, reste un souvenir douloureux pour Margot et Johanne, respectivement 11 et 7 ans.
Les trois autres sont passés par le “drive” installé sur le parking du laboratoire, afin de passer une nouvelle fois par l’épreuve de l’écouvillon… “C’est toujours aussi désagréable, surtout quand on sait à quoi s’attendre !”, commente Elodie.
Dimanche 12 juillet : enfin à la découverte de l’île, direction Mafate !
C’est probablement le jour le plus attendu par nos touristes : les résultats de leur dépistage à J+7 leur sont revenus négatifs ! “C’est une bonne nouvelle pour nous, parce que la possibilité d’avoir été contaminé par des gens dans l’avion nous mettait le doute, même si on a fait très attention”, soupire Elodie, soulagée, et contente que ces heures pénibles de vol vers La Réunion constamment masqués n’aient pas été vaines.
Pas de temps à perdre
Désormais sûrs de pouvoir se lancer à fond dans leurs vacances déjà bien raccourcies, les Lyonnais ont commencé fort, dès ce dimanche, avec la découverte de Mafate ! “On a quitté l’appartement de Saint-Gilles, qui était bien, mais il y a tellement de choses à faire sur cette île que c’était dommage d’avoir à y rester !”. Très tôt le matin, la petite famille a donc pris le chemin de La Nouvelle, pour cette première excursion tant attendue. “C’est splendide. Arriver dans un village accessible uniquement par les sentiers, c’est quelque chose qui est inédit, en métropole ce n’est pas très courant”, fait-elle remarquer.
Pas de temps à perdre, après cette septaine de patience. Le soir, c’est à la Plaine-des-Cafres qu’ils ont décidé de poser leurs valises, pour quelques nuits, afin d’être à proximité du volcan.
Lundi 13 juillet : le volcan, sous la pluie
Le rythme est soutenu pour la famille de Balan : il ne leur reste que six jours à peine pour boucler le programme d’activités qui les font rêver depuis des mois. “On est debout à 6h ou 6h30 pour pouvoir faire le maximum de choses et profiter”, relate Elodie. Après être remontés de Mafate le dimanche après-midi, ce lundi, la famille va enfin à la rencontre de notre Piton de La Fournaise, qu’ils ont hâte de découvrir. Ce n’est pas tous les jours qu’on part se balader sur les flancs d’un volcan en activité !
Dommage que la météo n’ait pas été de leur côté ce jour-là. “Le temps était catastrophique, avec le vent et la pluie ! On n’a pas pu aller jusqu’au cratère, mais uniquement jusqu’au Formica Leo”. Mais ce n’est que partie remise : ils ont prévu de côtoyer le volcan sous d’autres formes le lendemain.
Pour cette randonnée au volcan, la famille ne s’est pas embarrassée de masques, n’étant pas au contact des gens. Mais c’est ensuite qu’ils ont dû l’enfiler, pour pouvoir visiter la cité du Volcan dans l’après-midi. “Il y est obligatoire. Dans le musée les gens l’ont, mais sinon, on remarque que dans les magasins par exemple, très peu de gens portent des masques !”, s’étonne la voyageuse.
Mardi 14 juillet : les tunnels de lave en portant le masque, mais “vraiment magique”
Nouvelle journée chargée. Après la randonnée dans l’enclos, sous la pluie, hier, vient aujourd’hui la visite des tunnels de lave, et de la fameuse route des laves. Cette fois, le masque est de rigueur. “Il était fortement recommandé, comme c’est un endroit clos, chaud, et humide, propice à la propagation des microbes”, raconte Elodie. Si eux ont effectué la visite avec une autre groupe de locaux, qui eux n’ont pas gardé le masque, eux se sont pliés à cette contrainte, selon les recommandations de leur guide. “C’était assez désagréable, comme il fait chaud et très humide, c’est un peu étouffant !”. “Mais on commence à avoir un peu l’habitude, après les 11h de vol masqué”, relativise-t-elle.
Et puis, la découverte de cette curiosité géologique de l’île a été “vraiment magique”, dit-elle. Après ces deux heures à explorer les tunnels, les estomacs creux ont été ravis de découvrir la gastronomie locale, sur les conseils de leur guide-spéléologue. “Il nous a conseillé un super restaurant typique à Saint-Philippe. Là-bas, ils nous ont servi plusieurs tout petits ramequins des carrys disponibles, pour qu’on choisisse ce qu’on voulait manger. Pareil pour les jus de fruits”.
“C’est vraiment incroyable !”
La thématique volcan se poursuit sur la route des laves, pour voir de plus près les anciennes coulées de La Fournaise. “C’est vraiment incroyable !” lâche-t-elle avant de terminer la journée par un petit tour sur la plage de sable noir du Tremblet à Saint-Philippe.
“C’est génial, vraiment super. On découvre des choses magnifiques, c’est dommage qu’on ait perdu du temps !”, s’enthousiasment les touristes au bout de ces quelques jours bien remplis. “On a vraiment la sensation de vivre quelque chose qu’on ne vit pas ailleurs”, disent les vacanciers, visiblement en pleine immersion dans l’expérience “île intense”.
Mercredi 15 juillet : voilà les dauphins !
Outre le volcan, Elodie et sa famille avaient aussi à coeur d’apercevoir les dauphins et baleines qui fréquentent nos côtes à cette période. Un voeu en partie exaucé ce mercredi, lors de leur sortie bateau tôt le matin, au grand bonheur des Lyonnais. “On a vu un groupe de dauphins qui a tourné 20 minutes autour du bateau, c’était sensationnel !”. Un de leurs regrets réside quand même dans l’absence des baleines ce matin-là, qui la veille étaient pourtant présentes dans le Sud. Mais n’ont visiblement pas choisi de passer dans l’Ouest ce matin-là.
Encore une fois, le masque est de sortie. “Ils nous ont dit qu’il fallait le porter au moins dans la file d’attente, et une fois sur le bateau, il était recommandé mais pas obligatoire, surtout une fois assis par familles. Il n’y avait de toute façon pas grand-monde sur le bateau à 8h du matin !”.
Cette semaine à 100 à l’heure, pour rattraper le temps perdu, n’est pas de tout repos, surtout pour les plus jeunes. “Les enfants dorment sur les trajets en voiture, pour tenir le coup. Le soir, on est fatigués de nos journées et on ne sort pas”, relate la mère de famille. Leur localisation, de toute façon, n’est pas forcément propice à de folles soirées. “A la Plaine-des-Cafres, il fait froid, il n’y a pas grand-chose, on est un peu perdus !”.
Leur reste, pour les trois jours restants, avant le vol retour samedi soir, à repartir vers Mafate où cette fois-ci ils passeront la nuit au gîte de Grand Place, ou encore à visiter l’Est de l’île et notamment la vanilleraie ou la rhumerie. “A partir de là, ça va aller très vite !”.
La suite (et fin) des aventures de notre famille de touristes à La Réunion à suivre dans les prochains jours sur Clicanoo !
Johanne Chung To Sang
[ad_2]
Source link

Have something to say? Leave a comment:






