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La France et la Chine s’opposent sur le nombre de vols permettant d’assurer les liaisons entre les deux pays. Alors que trois compagnies chinoises desservaient jusqu’à présent Paris, à raison d’un vol hebdomadaire chacune, au départ respectivement de Pékin (Air China), Shanghaï (Eastern Airlines) et Canton (China Southern), Air France n’est autorisée depuis mi-juin qu’à effectuer un vol par semaine. Constatant que la Chine ne donne pas davantage de créneaux à la compagnie française, Paris a fait savoir lundi 13 juillet que, désormais, une seule compagnie chinoise serait autorisée à se poser chaque semaine en France.
Depuis le 12 juin, quelques-unes des compagnies étrangères qui avaient interrompu leurs vols avec la Chine en début d’année en raison du Covid-19 ont été partiellement autorisées à les reprendre. Avec une réserve de taille : aucune n’est autorisée à se poser directement à Pékin. Les vols sont déroutés vers la province, où les passagers doivent passer deux semaines en quarantaine avant de rejoindre la capitale. Depuis juin, les autorités françaises demandent « la réciprocité ».
Mardi 14 juillet, l’ambassade de Chine en France a dénoncé l’attitude de Paris. « En invoquant le prétendu principe de réciprocité, la partie française a insisté unilatéralement pour qu’Air France seule puisse opérer trois vols par semaine et tous les trois à destination de Shanghaï. »
Les Chinois affirment que Shanghaï a déjà autorisé un deuxième vol hebdomadaire assuré par Air France et qu’il « ne reste que les formalités qui sont en cours de finalisation au niveau du gouvernement central chinois ». La Chine juge donc la décision française « incompréhensible ». L’ambassade menace même la France. « Bien que la question des vols ne concerne qu’un secteur déterminé, elle pourrait nuire à l’atmosphère amicale entre les deux pays si elle n’est pas résolue adéquatement. »
Nombre de familles séparées
Ce contentieux bilatéral survient dans un contexte particulier. Depuis fin mars, Pékin n’autorise plus les étrangers, même résidant en Chine mais se trouvant dans un autre pays, à y revenir, à l’exception de quelques diplomates et hommes d’affaires. Résultat : environ 2 000 Français souhaitent actuellement rentrer en Chine.
Nombre de familles sont séparées depuis des mois. Les prix des billets d’avion peuvent atteindre 3 000 à 4 000 euros un aller simple et rien ne dit que familles et enseignants pourront rentrer en Chine pour la rentrée scolaire. Par ailleurs, dès que des billets sont mis en vente, des agences chinoises les préemptent, diminuant encore plus les possibilités de retour pour les ressortissants français. La France, elle, continue d’accepter le retour des Chinois actuellement à l’étranger mais possédant une carte de résident en France.
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