Aux Pays-Bas, la police découvre une salle de torture en enquêtant sur un réseau de trafiquants

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La police néerlandaise ouvre une salle de torture dissimulée dans un conteneur le 22 juin à Wouwse Plantage.

La police néerlandaise a révélé, mardi 7 juillet, la découverte, dans la province du Brabant (sud), de sept conteneurs transformés en lieux de détention et de torture pour des personnes enlevées, sans doute les rivaux de criminels spécialisés dans le trafic de drogue. Six individus ont été arrêtés, dont un homme de 40 ans, responsable d’un centre sportif à Utrecht.

Ce coup de filet, opéré à la fin juin, a été rendu possible grâce à la vaste enquête des polices néerlandaise et française qui, avec l’aide de plusieurs services européens, avaient pénétré le réseau téléphonique crypté EncroChat. S’en était suivi le démantèlement de réseaux actifs dans le trafic de drogue et d’êtres humains, le blanchiment, la vente d’armes, etc.

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Décrite comme « choquante » par Andy Kraag, le chef des enquêteurs, la découverte des conteneurs dans un entrepôt dans la localité de Wouwse Plantage a résulté d’une enquête commencée en avril et alimentée par les millions de messages échangés sur EncroChat par les criminels. Ils évoquaient des enlèvements, des prises d’otages et des assassinats. Les conteneurs de Wouter Plantage étaient placés dans le grand entrepôt d’une ferme.

Des cellules aménagées avaient été insonorisées et, dans l’une d’elles, la police a découvert une chaise de dentiste équipée de liens et de menottes. Des pinces, des marteaux et des couteaux devaient apparemment être utilisés lors de séances de torture. Un message capté par les enquêteurs par la police laissait, en tout cas, peu de place au doute : « Quand il sera sur la chaise, on en saura plus, mais ce chien est en fuite », affirmait l’un des criminels.

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Lourdement armés

Les membres du groupe étaient minutieusement organisés et lourdement armés. Dans un deuxième entrepôt qu’ils avaient aménagé près de Rotterdam, la police a découvert plus d’une vingtaine de pistolets et un fusil-mitrailleur, des gilets pare-balles et plusieurs voitures rapides. Une dizaine d’autres repaires présumés du réseau ont été perquisitionnés.

« En intervenant à temps, nous avons pu prévenir des choses terribles », a affirmé M. Kraag. Le réseau mis au jour, baptisé « L’Alliance », résultait apparemment du regroupement de plusieurs trafiquants opposés à Redouane Taghi, le chef d’une mafia marocaine spécialisée dans le trafic de cocaïne. Arrêté à Dubaï à la fin de 2019 avec l’aide de la justice marocaine, ce « baron » de la drogue est accusé d’avoir commandité l’assassinat de neuf personnes, dont un avocat, et des attentats contre deux journaux.

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