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La semaine dernière, le Parc national de La Réunion et l’Office national des forêts faisaient une piqûre de rappel sur la réglementation concernant le palmistes rouge. Et lundi, 3 braconniers ont été déférés au tribunal. Ils détenaient 49 choux de palmistes et des branches de Bois cassant.
“Le palmiste rouge est une espèce unique au monde. Il y a moins de 100 ans, elle était très présente, partout dans l’île. Si elle disparaît de La Réunion, elle disparaît de la planète. Les palmistes en fleurs nourrissent et abritent beaucoup d’insectes, d’oiseaux et de lézards endémiques. Certains ne vivent que sur cette espèce. En les braconnant, ce n’est pas seulement une espèce d’arbre qu’on fait disparaître, c’est toute une forêt, un écosystème et un paysage, inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO”, rappelaient il y a quelques jours le Parc national de La Réunion et l’Office national des forêts.
Mais les braconniers n’ont visiblement que faire de ces rappels. D’où les actions de surveillance que l’ONF mène régulièrement. C’est ainsi que 3 hommes ont été interpellés par les inspecteurs de l’environnement du Parc national de La Réunion, sur la commune de Saint-Benoît, le jeudi 4 juin, en fin de matinée. Ils ont ensuite été entendus par les gendarmes. Les mis en cause détenaient 49 choux de palmistes et des branches de Bois cassant. Après accord du parquet, les choux de palmistes saisis ont été donnés à un foyer d’accueil médicalisé pour adultes handicapés.Les opérations de surveillance et de contrôle se poursuivent et mobilisent tout au long de l’année l’ensemble des acteurs de cette lutte essentielle pour préserver le palmiste rouge, espèce endémique, et l’ensemble de l’écosystème réunionnais.
Les braconniers ont été placés sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention, en attendant leur jugement le 8 octobre prochain.
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