[ad_1]
Les deux grands partis palestiniens, le Fatah et le Hamas, ont pris un rare engagement à « l’unité nationale », jeudi 2 juillet, face à la menace commune que représente le projet d’annexion israélien d’une partie de la Cisjordanie occupée. Si cette déclaration reste de pure forme, elle pose le principe d’une coordination des actions de terrain des deux mouvements, qui demeurent incapables de surmonter leurs divisions, depuis leur rupture en 2007.
« Nous mettrons en place tous les mécanismes pour assurer l’unité nationale » contre le projet israélien, a affirmé le secrétaire général du Fatah, Djibril Rajoub, ancien cadre de sécurité, aux côtés de Saleh Al-Arouri, numéro deux de la branche politique du Hamas, qui s’exprimait en visioconférence depuis Beyrouth. Peu après, le chef du mouvement islamiste, Ismaïl Haniyeh, s’est félicité de cette « étape majeure (…), qui reflète un sens de la responsabilité nationale ».
La dernière rencontre de cet ordre remontait à janvier 2020, lorsque le président Mahmoud Abbas avait réuni l’ensemble des factions, afin qu’elles rejettent de concert le « plan Trump » pour le Proche-Orient, sur lequel s’appuie le projet d’annexion israélien. Depuis lors, cette manifestation d’unité avait paru demeurer sans suite.
Cette nouvelle étape, négociée depuis plus d’une semaine, est un message adressé aux militants des deux partis à coopérer en Cisjordanie et à Gaza. Il s’agit d’y mener « des manifestations communes et pacifiques, sans drapeaux [des factions] », et de donner au Hamas une place dans les comités locaux de Cisjordanie, affirme Moustafa Barghouti, opposant démocrate à Ramallah, qui a facilité ce dialogue.
Un tel choix représenterait un changement de stratégie pour l’Autorité palestinienne, qui n’a eu de cesse depuis 2007 d’effacer, en bonne intelligence avec Israël, toute présence institutionnelle du Hamas hors de la bande de Gaza, dont il est maître. Ce choix approfondirait la rupture de la coopération sécuritaire avec l’Etat hébreu, dont M. Abbas a déjà annoncé la fin en mai, et qui s’est réduite sur le terrain.
Menace voilée
M. Rajoub a pris soin d’affirmer jeudi qu’il s’était entretenu avec M. Abbas avant sa prise de parole, et que des moyens « pacifiques » de résistance seraient bien privilégiés en cas d’annexion. Mais cette déclaration commune représentait aussi une menace voilée adressée à Israël. Dans un premier temps, Ramallah paraît ainsi utiliser le Hamas comme un moyen de pression sur ses partenaires étrangers et sur l’Etat hébreux.
Il vous reste 41.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
