Le Royaume-Uni visé par une attaque terroriste pour la première fois depuis le début de l’épidémie de Covid-19

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Des forces de police interviennent rue Basingstoke à Reading (Royaume-Uni) après une attaque terroriste, le 20 juin.

Il s’agit de la première attaque qualifiée de « terroriste » au Royaume-Uni depuis le début de la pandémie due au nouveau coronavirus. Le parc public de Forbury Gardens, à Reading (ouest de Londres) était plein ce samedi 20 juin : des familles avec enfants, des groupes d’amis s’étaient rassemblés pour profiter de la douceur d’une des soirées les plus longues de l’année, les pubs et les restaurants étant encore fermés dans le pays.

Vers 19 heures, un homme est passé à l’acte, s’en prenant à des groupes assis dans l’herbe, poignardant apparemment au hasard. Il a été rapidement maîtrisé par la police, mais trois personnes sont mortes dans l’attaque, et trois autres ont été blessées.

La police a d’abord traité l’affaire pour « meurtre », mais l’a rapidement requalifiée en « attaque terroriste » dimanche 21 juin. Le principal suspect a également été identifié : il s’agit d’un homme de 25 ans, d’origine libyenne, Khairi Saadallah, arrivé au Royaume-Uni il y a huit ans, qui a obtenu le statut de réfugié et a fait de la prison pour des faits mineurs. Le Daily Mail, qui dit avoir joint un de ses cousins resté en Libye, affirme que selon ce dernier, M. Saadallah a quitté le pays par crainte des islamistes et qu’il se serait converti au christianisme il y a trois ans.

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Selon la BBC, première à révéler l’information, l’homme était connu du MI5 (les services de renseignement britanniques), qui l’ont repéré mi 2019, craignant qu’il ait des projets de voyage à l’étranger « potentiellement dans un but terroriste ». Mais ils ont finalement considéré qu’il ne présentait pas de risque immédiat. A en croire des sources citées par le Guardian, Khairi Saadallah avait des problèmes de violence et de santé mentale.

La police penche pour un acte isolé

Neil Basu, le chef de la police antiterroriste britannique, a tenté de rassurer la population de Reading, grosse ville universitaire à 65 km à l’ouest de Londres : « Nous n’avons pas de raison de penser que les gens soient en danger dans des endroits très fréquentés », précisant que la police penchait pour un acte isolé, et ne recherchait personne en lien direct avec l’incident.

Le nom d’une des victimes a été révélé dimanche soir : il s’agit de James Furlong, professeur d’histoire dans un collège de Wokingham (à l’est de Reading). De nombreux collègues et élèves ont salué sa mémoire sur les réseaux sociaux.

« Je suis épouvanté que des gens puissent perdre la vie de cette manière », a déclaré Boris Johnson, rendant hommage aux victimes et à la « bravoure » de la police. Le premier ministre a promis que le gouvernement n’« hésitera pas à agir s’il y a des leçons à tirer » de l’attaque.

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