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Depuis quelques semaines les parents d’Alexia Daval sont sur les plateaux télé et dans les colonnes de la presse écrite. Une présence très médiatique à quelques mois du procès de Jonathan Daval en novembre 2020 à Vesoul. Analyse de cette présence très médiatique.
Elle est au coeur de cette affaire, Isabelle Fouillot la mère d’Alexia Daval est un personnage clé dans la médiatisation du meurtre de sa fille. Cette mère a un rôle capital dans les décisions prises par la famille, notamment la médiatisation.
La disparition d’une joggeuse.
Tout commence le samedi 28 octobre 2017. En cette veille de week-end de la Toussaint, un homme se présente à la gendarmerie de Gray (en Haute-Saône) pour signaliser la disparition de son épouse. Cet homme c’est Jonathann Daval, son épouse Alexia est partie faire son footing comme tous les samedis matins, mais elle n’est pas revenue. Il s’inquiète et donne l’alerte.
A cette époque, il y a eu plusieurs disparitions de joggeuses en France. C’est tout un pays qui suit l’enquête. De nombreux clubs de sport organisent des rassemblements en soutien, on pense alors à un enlèvement. Le lundi on pense à un enlèvement qui aurait mal tourné. Tout le week-end des effectifs importants de gendarme sont déployés, un hélicoptère, maitre-chien. Emmanuel Dupic le procureur de la république à Vesoul saisit très vite qu’il ne s’agit pas d’une fugue. Le dimanche et le lundi, des battues sont organisées.
La découverte du corps.
La découverte du corps a demi carbonisé dans le bois d’Esmoulin confirme à l’époque la thèse d’un enlèvement. Le 2 novembre 2017 à l’hôtel de ville de Gray la famille s’exprime lors d’une conférence de presse. Déjà Isabelle Fouillot s’impose. C’est elle qui s’exprime au nom de toute la famille, Jonathann est en pleurs, son beau père qui le considère comme un fils le soutient. Isabelle Fouillot annonce l’organisation d’une marche silencieuse le dimanche 5 novembre 2017 à Gray, pour rendre hommage à sa fille assassinée.
La mise en examen.
Fin janvier 2018, l’affaire prend un nouveau tournant. Jonathann Daval est arrêté dans le pavillon du couple. Placé en garde à vue à Besançon le lendemain il est mis en examen. Là encore Isabelle Fouillot à un rôle prépondérant, elle réussit à faire craquer son gendre. Il avoue et est mis en examen pour meurtre sur conjoint le 30 janvier 2018 à Besançon.
Changement de stratégie.
Alors que depuis le début, la famille d’Alexia est plus dans l’explication de ce qu’il s’est passé, désormais la stratégie de communication s’oriente plus sur le coté affectif. Isabelle et Jean-Pierre Fouillot montrent sur les plateaux télé et dans les magazines spécialisés comme Closer qu’ils n’ont rien vu venir, ils culpabilisent.
A un peu plus de cinq mois du procès d’assises qui se tiendra à Vesoul en novembre 2020, la famille montre vouloir reprendre la main. “Nous voulons donner notre version” explique sur France 2 Isabelle Fouillot. Sous entendu, jusqu’à présent on entendait un peu trop la version délivrée par les avocats de Jonathann Daval. Un plan communication plutôt bien orchestré, sensibiliser l’opinion public avant de sensibiliser les jurés d’assise.
Une telle communication d’une partie civile avant un procès d’assises est assez rare. Si l’objectif est de bien faire comprendre le malheur qu’a vécu cette famille, cette communication presque excessive pourrait bien être à double tranchant.
Une communication à double tranchant.
Dans ce rôle, Isabelle Fouillot se montre comme une femme forte, avec une personnalité affirmée, qui maitrise et dirige. Très certainement ce combat qu’elle mène pour l’image de sa fille disparue l’aide à tenir face à la disparition anormale d’un enfant quand on est parent. Mais n’y a-t-il pas un risque, en se montrant ainsi aux manettes à prendre les décisions et choix de faire le jeu de la défense ?
Cette omniprésence de la mère est du pain bénit pour les avocats de Jonathann Daval qui n’auront ainsi lors du procès d’assises aucun mal à démontrer que la fille Alexia était certainement le portrait craché de sa mère, une personne qui dirige. Un boulevard pour défendre le mari victime de son épouse, qui poussé à bout aurait alors commit l’impensable.
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