Jair Bolsonaro menace de retirer le Brésil de l’OMS en raison de son « parti pris idéologique »

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Jair Bolsonaro salue ses partisans du palais à Brasilia, vendredi 5 juin.
Jair Bolsonaro salue ses partisans du palais à Brasilia, vendredi 5 juin. ADRIANO MACHADO / REUTERS

A l’instar de son homologue américain Donald Trump, le président brésilien, Jair Bolsonaro, a menacé, vendredi 5 juin, de retirer son pays de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Je vous le dis ici, les Etats-Unis sont partis de l’OMS, nous y songeons, à l’avenir (…). Soit l’OMS travaille sans parti pris idéologique, soit nous la quittons aussi. Nous n’avons pas besoin de gens de l’extérieur pour donner leur sentiment sur la santé ici », a-t-il déclaré à la presse à Brasilia.

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Tout au long de la crise sanitaire, M. Bolsonaro a imité M. Trump en minimisant la gravité de la maladie, en exhortant à maintenir une activité normale, et en vantant l’efficacité d’un traitement qui divise les scientifiques, l’hydroxychloroquine.

S’exprimant sur ce dernier sujet, le président brésilien s’est dit peu étonné qu’une étude dans la revue médicale The Lancet, qui concluait à l’inutilité du traitement, ait été fortement remise en cause puis retirée. Cette rétractation a poussé l’OMS à reprendre les essais cliniques sur la molécule. « Trump leur a retiré l’argent et ils sont revenus sur tout, a commenté M. Bolsonaro. La chloroquine est de retour. »

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Le géant sud-américain est depuis jeudi le troisième pays avec le plus de morts : 35 026 décès répertoriés (dont 1 005 sur les 24 heures) et plus de 645 000 cas.

Le Paraguay refuse de rouvrir sa frontière avec le Brésil

Une « bombe à retardement », selon un médecin infectiologue au Paraguay, frontalier du Brésil. Ce pays a réaffirmé, vendredi, sa volonté de rouvrir sa frontière avec un Etat où « la situation est assez chaotique », selon son directeur de la veille sanitaire.

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Des commerçants paraguayens privés de leurs clients frontaliers ont plaidé pour cette réouverture mais, d’après le directeur de la veille sanitaire Guillermo Sequera, elle serait prématurée. « La situation au Brésil est assez chaotique… Nous allons attendre que passe la vague au Brésil pour commencer à parler de réouverture de la frontière », a-t-il déclaré à la presse à Asuncion. « Cela dépend beaucoup de ce qui se passe à Foz de Iguazu », ville frontalière brésilienne, a-t-il ajouté. « Nous, nous nous protégeons de Sao Paulo et Rio de Janeiro », deux foyers très importants de la maladie.

Depuis fin mai, quelque 6 000 Paraguayens émigrés sont revenus dans leur pays, et le nombre de ceux qui souhaiteraient encore le faire pourrait dépasser 25 000, a indiqué à l’Agence France-presse le ministre des relations internationales, Federico Gonzalez. Tout entrant est contraint à une quarantaine de 14 jours dans l’un des plus de 50 hôtels réservés à cette fin dans le pays.

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