L’AIEA s’inquiète de nouveaux manquements iraniens dans le dossier nucléaire

0
87

[ad_1]

Plus d’un an après ses premiers écarts, l’Iran continue de violer l’accord nucléaire de 2015 dont il fait encore formellement partie. Dans des documents confidentiels destinés aux pays membres et dont des éléments ont été publiés vendredi 5 juin, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) — en charge des questions de non-prolifération — fait état de la poursuite affichée de l’augmentation des stocks d’uranium faiblement enrichi par l’Iran. L’organisation internationale constate également les limites de leur collaboration. Les autorités iraniennes refusent notamment de laisser accéder les inspecteurs de l’AIEA à des sites sensibles et de répondre à des requêtes concernant certains matériels liés à des activités suspectes menées dans les années 2000.

Concernant les violations continues de l’accord de 2015, passé entre la République islamique, les Etats membres du Conseil de sécurité des Nations unies, l’Allemagne et l’Union européenne, l’AIEA a observé une augmentation continue du stock d’uranium enrichi détenu par l’Iran qui atteint à la date du 20 mai les 1 571,6 kilogrammes, près de huit fois plus que la quantité autorisée. Ce pacte, qui contraignait Téhéran à limiter son programme nucléaire en échange d’une levée des sanctions économiques contre le pays, fait désormais figure de coquille vide. En réaction à la sortie américaine de l’accord en 2018 et au rétablissement de sanctions unilatérales par Washington qui continuent de corseter l’économie iranienne, Téhéran a commencé à renoncer graduellement à ses engagements sur le dossier à partir de mai 2019.

Lire aussi Le stock d’uranium enrichi de l’Iran est huit fois supérieur à la limite autorisée par l’accord de Vienne

Ainsi, la République islamique a pu accroître son stock d’uranium enrichi, relever son niveau d’enrichissement à 4,5 % contre les 3,67 % fixés dans l’accord, augmenter le nombre et la performance de ses centrifugeuses et déclarer en janvier qu’elle abandonnait toute limite opérationnelle à son programme nucléaire. Ces écarts successifs ont été décidés dans le contexte d’une montée des tensions sécuritaires entre Washington et Téhéran. Présentées comme réversibles, ces mesures avaient pour objectif d’inciter les Européens à garantir à l’Iran les dividendes économiques de ses renoncements de 2015.

Paris, Londres et Berlin s’en étant montrés incapables, l’Iran a poursuivi son escalade, réduisant de fait le laps de temps qu’il lui faudrait pour mettre au point une bombe nucléaire. Le respect des dispositions de l’accord de 2015 était censé l’éloigner d’un an au moins. Ces violations ont été orchestrées ouvertement, sous les yeux des inspecteurs de l’AIEA, qui ont pu poursuivre leurs activités d’inspection dans le pays même au plus fort de la crise sanitaire causée par le Covid-19. Le taux d’enrichissement de 4,5 % observé dernièrement est stable depuis près d’un an et reste bien inférieur au taux de 90 % qui permettrait la fabrication d’une bombe.

Il vous reste 41.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: