A New York, les manifestants assurent tous voter Biden

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Des officiers de police mettent le genou à terre avec des manifestants contre les violences policières, à New York, mardi 2 juin.
Des officiers de police mettent le genou à terre avec des manifestants contre les violences policières, à New York, mardi 2 juin. JEENAH MOON / REUTERS

Quand on a entendu deux hélicoptères survoler le quartier tranquille de l’Upper East Side à Manhattan, on s’est dit qu’ils arrivaient. Les manifestants remontaient en effet, mardi 2 juin, York Avenue, direction Gracie Mansion, la résidence du maire de New York, le démocrate Bill de Blasio. Rien à voir avec les casseurs qui avaient saccagé, la nuit précédente, le magasin Macy’s quarante rues plus bas dans Manhattan, faisant enrager Donald Trump sur twitter : « Quelle honte, envoyez la garde nationale ».

Les manifestants étaient nombreux, plusieurs milliers, à exiger la fin des violences policières contre les Noirs après l’homicide de George Floyd à Minneapolis. Calmes, ils se gardèrent d’envahir les voies sur berges de la voie express FDR et bifurquèrent avant d’atteindre Gracie Mansion, cordons de policiers obligent.

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Et lorsque les manifestants ont mis le genou à terre, devant les policiers new-yorkais en ligne, ce fut aimablement. Sans hurler. Ce défilé d’avant couvre-feu était celui de la jeunesse new-yorkaise, noire, latino et blanche, dans une ambiance raisonnable, où chacun était masqué, sans qu’il soit très facile de distinguer les habitants masqués venus applaudir, les livreurs de pizzas et les éventuels casseurs de la soirée.

« N’importe qui pourvu qu’il fiche Trump dehors »

Des personnes interrogées, on retiendra deux lignes fortes : l’engagement à voter Joe Biden, le candidat démocrate pour bouter Donald Trump hors de la Maison Blanche, et la concentration sur le seul sujet des violences policières aux noirs.

« Nous défendons le droit de chacun de vivre en paix, qu’il soit noir, chrétien, juif, musulman ou même français », nous explique l’artiste blanc James Lewis, après que sa femme nous a rabroué pour avoir approché de trop près en temps de coronavirus.

« Trump est raciste », accuse Gregory Dalley, afro-américain venu d’Alabama, qui a aussi des mots très durs contre Barack Obama, qu’il accuse d’avoir « échoué à changer les choses » alors qu’il en aurait eu l’occasion lors de plusieurs scandales racistes. « Obama a essayé de ne pas trop secouer le cocotier ». Il n’empêche, il assure qu’il votera Joe Biden, ancien vice président d’Obama.

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On titille les manifestants en leur faisant remarquer que le shérif de Minneapolis, dont les policiers ont tué George Floyd, est afro-américain, son maire démocrate et le gouverneur de l’Etat de Minnessota aussi. Alors, maladie de Trump ou des Etats-Unis ? « Les deux », répond Bianca Bergeron, 27 ans, artiste afro-américaine à Brooklyn. « Il y aura toujours des flics blancs ; il y aura toujours des racistes », explique la jeune femme qui votera pour « n’importe qui pourvu qu’il fiche Trump dehors ».

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