[Société] Fleuristes : une fête des mères (mo)rose ?

0
103

[ad_1]

COMMERCES. Les 132 fleuristes de l’île n’ont encore aucune certitude quant à la réception de leurs commandes de fleurs en vue de la fête des mères la semaine prochaine et la rose risque bien d’être la grande absente des célébrations de cette année.

Les fleuristes sont suspendus à leurs téléphones et messageries électroniques dans l’espoir de dégotter un fournisseur disposé à leur livrer des fleurs à des tarifs et coûts de fret raisonnables. En effet, le confinement des mois de mars à mai pour les fleuristes se montre particulièrement cruel d’un point de vue économique puisque les célébrations de Pâques et du 1er mai n’ont pu se dérouler. Et il ne faudra pas trop compter sur la fête des mères le 7 juin prochain malgré le déconfinement phase 2. Une autre donne vient encore une fois semer le trouble dans la fête : l’approvisionnement en fleurs d’importation, en roses notamment, est très incertain. Joliment gratifiée du titre de “reine” des fleurs, la rose atteint aujourd’hui un niveau de prix équivalent à celui de la période de la Saint-Valentin, soit un tarif presque doublé par rapport à une fête des mères “avant Covid-19”. “Nos fournisseurs se battent pour que nous puissions effectuer au moins une importation dans le courant de la semaine prochaine, mais rien n’est joué, nous n’avons aucune certitude quant à une éventuelle livraison pour la fête des mères à l’heure où je vous parle”, confie, assez désabusé, Stéphane Narassamy, fleuriste et gérant de l’Allamanda à Saint-Denis.

“Une fête des mères sans roses pour un fleuriste, c’est assez cocasse”

La légère augmentation du coût du fret n’aide pas non plus à lui remonter le moral ni même l’évocation des aides proposées par l’État, totalement insuffisantes selon lui pour compenser les 70 % de pertes reportées sur l’année 2020. “Ce ne sont pas les 1 500 euros ou un prêt qui vont compenser deux mois de pertes sèches. Pour ma part, je me sens bien seul devant une situation sanitaire et économique aussi difficile à anticiper”, explique le fleuriste.

Les ventes de bouquets au compte-gouttes, depuis le déconfinement, ne le rassurent pas quant à une reprise effective de son activité et in fine, sur la survie même de son entreprise. Le mois de juin, consacré à la fête des mères, correspond aux paiements de ses frais annuels tels que cotisations, charges et impôts. “Une fête des mères sans roses pour un fleuriste, c’est assez cocasse mais, nous nous adapterons ! Nous avons une centaine de livraisons, ce sera l’occasion d’intégrer à nos bouquets traditionnels des fleurs locales”, se réjouit M. Narassamy. Encore faut-il que les clients acceptent de déroger aux traditions et de s’adapter à l’ère post-Covid. L’alternative du fleuriste est toute trouvée dans la sélection de tulipes plantées qui poussent très bien sur nos terres ainsi que la star locale : l’indétrônable orchidée. Depuis le 8 avril, certains fleuristes ont décidé de s’unir afin de vendre leurs produits via Internet sur le site fleuristesdelareunion.re. L’idée est ainsi de redémarrer une activité sous forme de livraison chez les particuliers, tout en respectant les règles en vigueur.

S.V

[ad_2]

Source link

clicanoo

Have something to say? Leave a comment: