Trump contre Obama, l’hostilité qui pèse sur la présidentielle américaine

0
120

[ad_1]

Le président élu Donald Trump rencontre le président Barack Obama, le 16 novembre 2016 à la Maison Blanche.
Le président élu Donald Trump rencontre le président Barack Obama, le 16 novembre 2016 à la Maison Blanche. KEVIN LAMARQUE / REUTERS

William Barr a douché les ardeurs de Donald Trump. L’attorney general (ministre de la justice) des Etats-Unis a en effet écarté, lundi 18 mai, la perspective d’une enquête criminelle dont le président menaçait depuis plusieurs jours son prédécesseur démocrate, Barack Obama, ainsi que son adversaire en novembre, Joe Biden, ancien vice-président du premier. « Nous vivons dans un pays très divisé en ce moment, et je pense qu’il est essentiel que nous ayons une élection pour laquelle le peuple américain puisse prendre une décision, faire un choix entre le président Trump et le vice-président Biden sur la base d’un débat politique solide », a assuré William Barr, qui est pourtant intervenu à deux reprises depuis le début de l’année en faveur de proches du président.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le département de la justice tranche en faveur d’un ex-conseiller de Trump

Selon la thèse aux accents complotistes avancée par Donald Trump et une partie de la presse conservatrice, Barack Obama aurait mobilisé les moyens de l’Etat fédéral dans les derniers jours de sa présidence pour provoquer la chute de son successeur à l’aide d’une « imposture » : les interférences prêtées à la Russie pendant la présidentielle de 2016. Le président n’a cessé de nier la réalité de ces manœuvres russes, même si elles ont été confirmées par l’enquête de la commission du renseignement du Sénat où les républicains sont majoritaires.

Le président des Etats-Unis, qui avait déjà accusé en 2017 sans preuves le démocrate de l’avoir placé sur écoutes en 2016, a dénoncé « un crime » passible de la prison. Lorsqu’un journaliste du Washington Post lui a demandé le 11 mai à quoi il faisait référence, Donald Trump s’est montré évasif. « Vous savez de quel crime il s’agit. C’est évident pour tout le monde. Vous n’avez qu’à lire les journaux, sauf le vôtre », a répliqué le président.

Duel

La campagne présidentielle à venir explique ce nouvel épisode du duel auquel les deux hommes se livrent depuis de longues années. Origines familiales, parcours, personnalités : tout les a toujours opposés. Il serait difficile en outre de nier l’importance du facteur racial pour Donald Trump. En 1989, l’homme d’affaires avait assuré contre toute évidence lors d’un entretien à la chaîne NBC qu’« un Noir bien éduqué [avait] un énorme avantage sur un Blanc bien éduqué, en termes de marché du travail ». Il a été porté au pouvoir par une base convaincue que les discriminations envers les Blancs constituent un problème plus important que celles envers les Afro-Américains et les autres minorités, ce que démentent formellement les statistiques socio-économiques.

Il vous reste 59.52% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: