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La pandémie provoquée par le nouveau coronavirus a fait au moins 320 255 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’Agence France-presse (AFP) à partir de sources officielles mardi 19 mai à 21 heures (heure de Paris).
Plus de 4 850 670 cas de contamination ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires depuis le début de l’épidémie. Ce chiffre ne reflète toutefois qu’une fraction de leur nombre réel, beaucoup de pays ne testant que les personnes qui requièrent une prise en charge hospitalière. Au moins 1 770 500 malades sont aujourd’hui considérés comme guéris.
Les pays les plus touchés sont :
- les Etats-Unis avec 91 179 décès pour 1 519 986 cas,
- le Royaume-Uni avec 35 341 morts pour 248 818 cas,
- l’Italie avec 32 169 morts pour 226 699 cas,
- la France avec 28 022 morts pour 180 809 cas,
- et l’Espagne avec 27 778 morts pour 232 037 cas.
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Des records meurtriers au Brésil, hausse des cas en Amérique latine
Le Brésil a dépassé pour la première fois le cap des 1 000 morts du coronavirus en un jour, avec 1 179 décès enregistrés au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le total des morts à 17 971, a annoncé le ministère de la santé. Le pays de 210 millions d’habitants, qui a détecté 271 628 cas de la maladie (Covid-19), avait jusque-là enregistré un maximum de 881 morts en 24 heures, le 12 mai.
Le Nicaragua a, lui, enregistré une forte augmentation des infections, avec 254 cas, soit 10 fois plus qu’il y a une semaine, et 17 décès. La publication de ces nouvelles statistiques intervient le jour même où l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) a critiqué le pays, l’accusant de ne pas remplir son obligation d’enregistrer les contaminations et décès dus au Covid-19. Les chiffres officiels sont en effet bien loin de ceux compilés par des ONG qui font état de plus d’un millier de contaminations.
Une forte hausse des contaminations également recensée par le Chili. Le pays de 18 millions d’habitants, qui a enregistré 49 579 contaminations et 509 morts, a connu la plus forte hausse d’infections (3 520) et de décès (31) en 24 heures, depuis l’apparition du premier cas le 3 mars. L’armée s’est déployée dans des quartiers pauvres de Santiago après des émeutes contre les pénuries alimentaires liées au confinement total imposé à la capitale. « Nous avons faim », « nous avons besoin de travailler », ont scandé des habitants.
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Un vol transportant de l’aide pour les Palestiniens
Un vol d’Etihad Airways transportant du matériel médical, le premier publiquement annoncé de ce type, a eu lieu mardi entre Abou Dhabi (Emirats arabes unis) et Tel-Aviv (Israël), à destination des Palestiniens.
La livraison de « 14 tonnes de matériel médical urgent » vise à « soutenir les efforts pour contenir la propagation de la pandémie de Covid-19 et son impact dans les territoires palestiniens occupés », a précisé l’agence de presse émiratie officielle WAM. « L’aide comprend des équipements de protection individuelle (EPI) et des équipements médicaux, dont dix respirateurs », a-t-elle ajouté, précisant que cette opération a été menée en collaboration avec l’ONU.
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Prolongement de la fermeture de frontières
Les frontières des Etats-Unis avec le Mexique et le Canada resteront fermées au moins un mois supplémentaire, jusqu’au 20 juin inclus, pour tous les déplacements non essentiels, ont fait savoir les autorités sanitaires américaines. Cette mesure sera reconduite chaque mois jusqu’à ce que « l’introduction de nouveaux cas de Covid-19 aux Etats-Unis ait cessé de représenter un grave danger de santé publique », a précisé le directeur des CDC Robert Redfield.
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L’inaction du Conseil de sécurité de l’ONU fustigée
L’inaction face à la pandémie du Conseil de sécurité, paralysé par une confrontation entre les Etats-Unis et la Chine à l’ONU, est « honteuse », ont affirmé dans un communiqué plusieurs ONG (dont International Rescue Committee, International Crisis Group ou encore Save the Children).
Deux mois après un appel du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à un cessez-le-feu dans le monde, le Conseil a échoué à s’entendre sur une résolution soutenant cette initiative. Pour Rob Malley, président d’International Crisis Group, « les Etats-Unis et la Chine ont traité les négociations » de la résolution « comme une opportunité de se renvoyer la responsabilité de l’origine du Covid-19 » plutôt que favoriser « un appel direct à une réduction de la violence ». « Ni Washington, ni Pékin ne semblent avoir la capacité ou la volonté de montrer du leadership à l’ONU durant une crise mondiale », déplore-t-il.
Depuis le rejet le 8 mai par Washington d’un texte de compromis proposé par la France et la Tunisie, les négociations au Conseil de sécurité sont dans l’impasse. Les Etats-Unis refusent toute mention de l’Organisation mondiale de la santé alors que la Chine veut une référence dans la résolution.
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