l’inquiétante apparition d’un nouveau foyer de contaminations en Corée du Sud

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Devant une discothèque fréquentée par le premier cas du nouveau foyer de contamination en Corée du Sud, dans le quartier d’Itaewon, à Séoul, le 10 mai.
Devant une discothèque fréquentée par le premier cas du nouveau foyer de contamination en Corée du Sud, dans le quartier d’Itaewon, à Séoul, le 10 mai. JUNG YEON-JE / AFP

La découverte d’un nouveau foyer de Covid-19 à Séoul fait craindre une résurgence de la pandémie en Corée du Sud, pays modèle de la lutte contre le coronavirus. Son apparition dans les clubs gays du quartier animé d’Itaewon complique son traitement. La minorité LGBT, déjà mal acceptée par la société, redoute de nouvelles discriminations et hésite à se faire tester.

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Soixante-dix-neuf cas, dont plusieurs étrangers, ont déjà été détectés, a annoncé lundi 11 mai le maire de Séoul, Park Won-soon, qui avait auparavant ordonné la fermeture des bars, clubs et cafés de la capitale. M. Park a par ailleurs déploré « l’insouciance de quelques-uns », qui menace « tous les efforts menés jusqu’à présent » contre le coronavirus.

Le premier ministre, Chung Sye-kyun, a de son côté menacé de sanctions les personnes identifiées comme à risque, qui se soustrairaient aux tests. « La majorité des personnes concernées ne sont pas joignables », a regretté M. Chung.

Le chef du gouvernement s’inquiète car la Corée du Sud avait enregistré moins de 15 nouvelles contaminations – hors celles décelées parmi les arrivants de l’étranger – depuis la mi-avril. Le gouvernement a assoupli les règles de distanciation sociale et les écoles ont rouvert cette semaine.

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Uns stratégie qui suppose l’adhésion

Dimanche 10 mai, le président progressiste, Moon Jae-in, salué pour son action contre la pandémie qui, sans avoir mené au confinement de la population, n’a contaminé que 10 909 personnes et fait 256 morts, a profité du troisième anniversaire de son arrivée au pouvoir pour parler de l’après-coronavirus, appelant à un « “new deal” à la coréenne » pour relancer l’économie. Il n’a pas éludé le foyer de Séoul, demandant à la population de « ne pas baisser la garde » et soulignant la qualité « du système médical et l’expérience acquise », qui permettent « de répondre rapidement à toute découverte d’un foyer d’infection ».

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Le foyer d’Itaewon met pourtant à mal la structure de lutte contre le coronavirus. Axée sur le traçage et des tests réalisés le plus rapidement possible, elle suppose l’adhésion de la population et l’acceptation d’une réelle transparence.

Des principes compliqués à appliquer dans le cas du foyer d’Itaewon. L’homosexualité n’est pas illégale en Corée du Sud, et est de plus en plus acceptée. Mais son rejet reste fort dans les familles comme sur les lieux de travail. Selon le rapport de 2019 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la Corée du Sud figurait parmi les pays les plus mal évalués en termes d’intégration des personnes LGBT.

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