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Au téléphone, la voix est posée, le message appliqué. « Bonjour, c’est Michelle Obama. De la part de la maire Muriel Bowser, je voulais partager avec vous des informations sur les tests de dépistage gratuits du coronavirus. » Suivent une série de recommandations et de numéros de téléphone utiles. L’appel n’a rien d’un canular. Depuis quelques jours, les habitants de Washington reçoivent ce message, enregistré par l’ex-première dame des Etats-Unis, engagée dans la prévention de la pandémie au côté de l’édile démocrate de la capitale fédérale, une ville majoritairement afro-américaine réputée pour son attachement à la famille Obama.
Si ces dernières semaines, son mari Barack est resté dans l’ombre, incitant, avec succès et en toute discrétion, les démocrates à rallier Joe Biden, leur candidat à la présidentielle américaine de novembre, Michelle, elle, continue de livrer ses combats en pleine lumière, omniprésente dans la vie publique du pays.
Ainsi, à partir du 6 mai, les Américains pourront la retrouver sur Netflix. La plate-forme, avec laquelle les Obama ont signé en 2018 un lucratif partenariat, diffusera le documentaire réalisé lors de la tournée de promotion du best-seller de l’ex-First Lady, Becoming, qui l’a conduite durant des mois dans des dizaines de villes aux Etats-Unis et à l’étranger. Vendu à plus de 10 millions d’exemplaires depuis sa parution il y a dix-huit mois, l’ouvrage a battu un record historique pour une autobiographie, signe de l’intérêt que continue de susciter la personnalité de Michelle Obama, dont la popularité ne se dément pas.
Ses fans ont aussi pu apprécier son esprit non partisan, lors d’un échange chaleureux, à distance, avec Laura Bush, l’épouse de l’ex-président républicain George, durant le concert virtuel géant One World : Together At Home, organisé en soutien aux soignants, le 18 avril.
Si elle s’en défend, ses causes citoyennes se font aussi parfois plus politiques. Celle qui a été désignée par les Américains la « femme la plus admirée du monde » dans un sondage Gallup en 2018 et 2019, s’est érigée en modèle pour des millions de femmes, notamment les jeunes Afro-Américaines, qu’elle encourage à étudier et à prendre leur place dans la société, fil rouge de son ouvrage et des conférences qui ont accompagné sa sortie.
Nostalgie
Surtout, elle milite pour l’inscription de tous sur les listes électorales. Son association « non partisane », When We All Vote, cofondée en 2018 avec, entre autres l’acteur Tom Hanks, entend faciliter le vote par correspondance, l’inscription en ligne et le vote anticipé dans la perspective de l’élection présidentielle de novembre.
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