les Etats-Unis enregistrent plus de 2 200 morts en 24 heures

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Le président Donald Trump annonce la suspension de la contribution des Etats-Unis à l’OMS, à la Maison Blanche, à Washington, le 14 avril.
Le président Donald Trump annonce la suspension de la contribution des Etats-Unis à l’OMS, à la Maison Blanche, à Washington, le 14 avril. Alex Brandon / AP

Quatre mois après l’apparition du virus, la pandémie de Covid-19 a fait près de 125 000 morts dans le monde. Après deux jours de baisse, les Etats-Unis – le pays le plus endeuillé – ont enregistré, mardi, plus de 2 200 morts supplémentaires du nouveau coronavirus en 24 heures. Malgré un léger ralentissement en Europe, la pandémie continue de tuer plusieurs milliers de personnes par jour, et de s’étendre à des pays jusqu’ici peu touchés.

Le président américain, Donald Trump, a annoncé mardi la suspension de la contribution américaine à l’OMS, en pleine pandémie mondiale, qui continue de tuer des milliers de personnes chaque jour au moment où s’esquissent seulement en Europe de timides tentatives de déconfinement de la population.

  • Trump suspend la contribution américaine à l’OMS, les Etats-Unis enregistrent plus de 2 200 morts en 24 heures

Les Etats-Unis, premier bailleur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avec plus de 400 millions de dollars par an, vont lui couper les vivres le temps d’évaluer son rôle « dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus », a déclaré le président américain. Il a reproché à l’agence de l’ONU de s’être alignée sur les positions de la Chine, que Washington accuse d’avoir initialement caché la gravité du virus lorsqu’il y a fait son apparition en décembre. Ce qui, a-t-il dit, a empêché de contenir l’épidémie « à sa source avec très peu de morts ».

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Le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait prié la semaine dernière le président Trump de ne pas « politiser » le virus en mettant à exécution sa menace de suspendre le financement américain. C’est désormais chose faite, le milliardaire républicain, qui ne cache pas son mépris pour les organisations multilatérales, n’ayant pas hésité à passer à l’acte.

Son pays est le plus durement frappé par le coronavirus, avec plus de 600 000 cas de contamination enregistrés et 25 757 morts au total. Dont 2 228 décès supplémentaires en 24 heures mardi, le plus lourd bilan journalier recensé par un pays, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Dans l’Etat de New York, le bilan est reparti à la hausse avec 778 nouveaux décès dans les dernières 24 heures, pour un total de plus de 10 800 morts, même si le ralentissement de la pandémie semble se confirmer.

  • L’OMS craint « une résurgence mortelle » de la pandémie et le FMI la « pire récession » depuis les années 1930

L’OMS joue donc un rôle-clé pour guider les gouvernements en quête de l’équilibre fragile entre poursuite de la lutte contre la maladie et relance d’une activité à l’arrêt total. Elle a ainsi prévenu que le coronavirus resterait une menace « jusqu’à la mise au point et la distribution d’un vaccin sûr et efficace », ce qui peut prendre plus d’un an. « Le risque de réintroduction et de résurgence de Covid-19 va continuer », surtout en cas de relâchement incontrôlé, a averti Tedros Adhanom Ghebreyesus.

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Mais la fin des restrictions est aussi nécessaire pour limiter les dégâts économiques. Le Fonds monétaire international (FMI) a ainsi prévenu mardi que cette crise « qui ne ressemble à aucune autre » provoquerait une récession mondiale d’au moins 3 % cette année, voire beaucoup plus si les mesures de confinement ne sont pas levées d’ici à fin juin. « Il est très probable que cette année, l’économie mondiale connaîtra sa pire récession depuis la Grande Dépression » des années 1930, a estimé l’économiste en chef du FMI, Gita Gopinath.

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  • Réouvertures prudentes en Europe

Si la reprise de l’activité est encore loin pour de nombreux pays, en Europe, certains ont commencé à engager ou esquisser un timide déconfinement à la faveur d’une légère embellie sanitaire.

L’Autriche a permis mardi la réouverture prudente de ses petits commerces et jardins publics. La mortalité dans le pays est jusqu’ici restée inférieure à celle des pays en première ligne comme les Etats-Unis, l’Italie, l’Espagne, la France ou le Royaume-Uni.

La veille, l’Espagne, l’un des pays les plus endeuillés par le nouveau coronavirus, avec 18 000 morts, avait autorisé certains travailleurs à reprendre le chemin des usines et chantiers, à condition de porter des masques distribués à grande échelle.

L’Allemagne, également relativement épargnée, doit annoncer mercredi un allègement des mesures coercitives, qui varient d’une région à l’autre.

A l’arrêt depuis plus d’un mois, l’Italie (21 000 morts) a autorisé des réouvertures localisées et très limitées de certains commerces.

  • Le confinement se poursuit dans de nombreux pays

Le déconfinement est attendu avec impatience par plus de la moitié de l’humanité, cloîtrée chez elle à la demande des autorités, avec une exacerbation des inégalités sociales. Mais la reprise du travail, bien entamée en Chine, où l’épidémie avait fait son apparition en décembre avant d’y être en grande partie endiguée, est loin d’être à l’ordre du jour dans de nombreux autres pays.

Un exemple parmi d’autres : en Inde, le premier ministre, Narendra Modi, a annoncé mardi la prolongation au moins jusqu’au 3 mai du confinement de son pays de 1,3 milliard d’habitants.

En Afrique du Sud, dans une banlieue pauvre du Cap, la police a dispersé par des tirs à balles en caoutchouc des habitants confinés, furieux de ne pas recevoir de nourriture.

  • Deux vaccins expérimentaux supplémentaires testés en Chine

Dans cette course qui mobilise chercheurs et laboratoires du monde entier, la Chine a annoncé mardi que deux vaccins expérimentaux supplémentaires passaient à la phase d’expérimentation sur l’homme. Un premier avait déjà franchi mi-mars cette étape cruciale, mais le délai estimé avant une mise sur le marché est traditionnellement de 12 à 18 mois.

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Le Monde avec AFP

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