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Un Britannique de 69 ans est accusé du premier féminicide en confinement. Ruth, 67 ans, aurait été tuée par son mari et le contexte d’isolement est peut-être lié au geste du suspect.
Le drame s’est produit samedi dans la banlieue de Newport, dans le sud du Pays de Galles. Peu avant 7 heures du matin, la police a été appelée à l’adresse d’un couple de sexagénaires. Les agents ont alors retrouvé Ruth, 67 ans, inanimée à son domicile. Emmenée à l’hôpital, elle y a succombé à ses blessures. Son mari est suspecté de meurtre.
“Ils semblaient très dévoués l’un à l’autre”
Selon les voisins, le couple vivait dans le quartier depuis 20 ans. Tous sont choqués par la mort de la sexagénaire. “Cela faisait un moment que je ne les avais plus vus, mais tout le monde est confiné ici”, résume un voisin dans le quotidien The Times. “Ils nous avaient toujours semblé sympathiques”, s’étonne la même source.
“Ruth était une dame belle et intelligente”, raconte un autre voisin dans le Daily Mail. “Elle avait un fantastique sens de l’humour. Elle riait toujours et avait une étincelle dans le regard. Ruth et Anthony semblaient très dévoués l’un à l’autre, c’est une immense surprise pour nous”.
Le couple était marié depuis 45 ans, avait une fille et plusieurs petits-enfants. Le mobile du crime n’a pas été officiellement dévoilé mais d’aucuns accusent déjà les mesures de confinement d’être à l’origine du meurtre. Le suspect, pensionné, a été présenté au juge ce lundi et il comparaîtra une nouvelle fois demain. Il a été placé en détention.
“Plus de soupape de décompression”
Stand Up to Domestic Abuse – une association britannique qui œuvre contre la violence domestique – a déjà averti des risques liés au confinement dans les familles où la violence conjugale et la maltraitance sur mineur sévissent. Partout dans le monde, le secteur s’attend à une recrudescence des cas graves et une diminution des plaintes suite à cette promiscuité et l’impossibilité pour les victimes d’appeler à l’aide.
“Les auteurs et victimes ne sont généralement pas face à face 24 heures par jour et sept jours sur sept. Ils ont leur travail et une vie sociale. Mais maintenant, ils sont ensemble en continu et sans soupape de décompression. C’est encore plus problématique que d’habitude”, résume Rachel Williams dans le Daily Mail.
Initiative unique en Belgique: les pharmacies comme relais pour se confier
C’est dans cette optique que le CPAS de Mons met en place le dispositif “Parlez-en à votre pharmacien” permettant d’apporter une aide aux victimes de violence conjugales durant la période de confinement. Il permet à l’ensemble des pharmaciens de devenir des relais précieux. Les pharmacies font partie des rares endroits où il est encore possible de se rendre pendant la période de confinement.
“Dans la situation actuelle, les victimes disposent de peu de moyens pour faire entendre leur détresse, nous avons donc pensé que les pharmacies pouvaient, exceptionnellement, jouer un rôle et ainsi aider à briser le cycle de la violence”, a souligné Marie Meunier, présidente du CPAS montois.
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