La stratégie énergique du Maroc face au coronavirus – Jeune Afrique

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Conscient de ses moyens sanitaires limités, le royaume a rapidement réagi pour tenter de contenir la propagation du Covid-19, en verrouillant ses frontières et en imposant un climat de confinement, jusque-là volontaire.


Rabat, lundi 16 mars à 18h30. C’est une ambiance de fin de monde à Hay Ryad. Les deux cafés de cette galerie commerciale, généralement grouillants de vie en début de soirée, ont fermé leurs portes conformément au « lockdown » décrété.

En ce J+21 de l’annonce du 1er cas de coronavirus, le royaume est passé au confinement volontaire : restaurants, salles de sport, cinémas, bibliothèques, musées et même les mosquées… tout est scellé, mis à part les supermarchés, magasins d’alimentation générale, enseignes de livraison à domicile, banques et pharmacies.

Si ce n’étaient les médicaments de ma mère, je ne serais jamais sorti de chez moi

« Si ce n’étaient les médicaments de ma mère, je ne serais jamais sorti de chez moi », balbutie Adil sous son masque chirurgical, en veillant à bien maintenir un mètre de distance avec la femme qui le précède dans la file devant la pharmacie. « On voyait cela, dans les premières vidéos de Chine et puis dans d’autres posts d’Italie, maintenant on y est. Et Dieu seul sait ce qu’Il nous réserve encore », lui rétorque cette dernière, sans tourner la tête.

 

Fin des embrassades

Dans un pays où les embrassades étaient de rigueur pour se saluer, désormais chacun tient à son minimum d’espace vital

Dans un pays où il y a quelques jours à peine, les quatre embrassades étaient une figure imposée du bonjour, où même à son pire ennemi on ne demande pas plus qu’une poignée de distance… désormais chacun tient à son minimum d’espace vital, littéralement. Fini le temps des blagues de mauvais goût sur les badauds qui voulaient se prendre en selfie avec le coronavirus en apprenant son arrivée au Maroc. En trois semaines, dérision et insouciance ont cédé la place à l’angoisse et à la prise de conscience de la gravité et du danger de la situation.



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JeuneAfrique

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