après des fermetures de frontières en ordre dispersé, la Commission européenne tente de reprendre la main

0
132

[ad_1]

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’apprête à s’adresser à une salle presque vide, à Bruxelles, le 16 mars.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’apprête à s’adresser à une salle presque vide, à Bruxelles, le 16 mars. OLIVIER MATTHYS / AP

Limiter la contagion du virus SARS-CoV-2 sans pour autant menacer l’intégrité du marché intérieur, qui est l’une des clés de voûte de la construction communautaire : tel est aujourd’hui le défi auquel l’Union européenne (UE) est confrontée et qui la force à concevoir d’une manière radicalement nouvelle la question de ses frontières, extérieures comme intérieures.

Lundi 16 mars, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission de Bruxelles, a annoncé qu’elle allait proposer aux Etats membres « une restriction temporaire, d’une durée initiale de trente jours, prolongeable si besoin, sur les voyages non essentiels à destination de l’UE ». Elle avait parlé dans la matinée, par visioconférence, de cette fermeture aux visiteurs étrangers avec le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil européen Charles Michel, avant d’informer le G7. Paris avait mis le sujet sur la table il y a plusieurs jours déjà.

Lire aussi Coronavirus : l’OMS parle de « crise sanitaire mondiale majeure de notre époque » pendant que l’Europe se barricade

Objectif : empêcher que la propagation du virus mais aussi limiter, autant que possible, la pression sur les systèmes de soins européens, mis à rude épreuve par la pandémie.

Il s’agit donc de fermer temporairement les frontières de l’Europe, élargies aux quatre pays non-membres de l’UE qui ont adhéré à l’espace Schengen, c’est-à-dire la Suisse, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège. Elles englobent aussi le Royaume-Uni, puisque les discussions entre Londres et Bruxelles sur la relation future ont à peine commencé et que la Grande-Bretagne fait encore partie de l’UE, jusqu’au 31 décembre au moins.

Portes closes pendant au moins un mois

Cela tombe bien, le gouvernement britannique semble désormais décidé à se montrer moins désinvolte que ces derniers jours quant à la manière dont il souhaite gérer l’épidémie. Il expliquait jusqu’ici que plus le virus se propagerait, plus une part importante de la population serait immunisée. « Le moment est venu pour chacun de mettre fin à tout contact non essentiel avec les autres et de stopper tout déplacement non nécessaire », a annoncé, lundi, le premier ministre Boris Johnson. Les Britanniques, a-t-il ajouté, doivent éviter les pubs, les clubs, les théâtres et autres lieux de sociabilité, ainsi que recourir au télétravail.

La fermeture des frontières de l’UE ne concernera pas les citoyens européens et leur famille souhaitant rentrer chez eux, les résidents permanents, les travailleurs transfrontaliers ou les diplomates. Les personnels de santé – médecins, infirmiers –, les chercheurs ou les experts de la santé continueront également à avoir accès à l’UE, sans restriction. Le flux de camions transportant des marchandises doit aussi se poursuivre, a insisté Mme von der Leyen. Et les Européens qui voudraient quitter le continent pourront le faire.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: