[Tribune] Le clair-obscur de la transition tunisienne – Jeune Afrique

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Les soulèvements populaires en Tunisie, en janvier 2010.

Les soulèvements populaires en Tunisie, en janvier 2010. © Chris Belsten/Flickr

Pauvreté, disparités régionales, explosion de la dette intérieure, Parlement atomisé… Depuis les soulèvement révolutionnaires de 2010-2011, les Tunisiens ne parviennent pas à stopper la spirale infernale dans laquelle est enfermé leur pays.


Vue de l’étranger, la transition tunisienne est perçue de manière positive. Vue de l’intérieur, la perception est différente. La population est confrontée aujourd’hui à des conditions plus difficiles qu’en 2010. Le pouvoir d’achat s’est effondré, le chômage est toujours en hausse, notamment chez les jeunes, et les disparités régionales n’en finissent pas de se creuser.

Le tout dans un climat de dépression économique : chute de l’investissement, contraction de la production intérieure, explosion de la dette extérieure, prolifération de l’informel, des importations illégales… Bref, comme sous Ben Ali, la population a continué à s’appauvrir, tandis que les rentiers et les mafieux ont continué de prospérer.

Spirale infernale

Depuis dix ans, les Tunisiens ne parviennent pas à stopper cette spirale infernale, sans toujours comprendre pourquoi. Ce qu’ils vivent n’a pourtant rien



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JeuneAfrique

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