Rishi Sunak, richissime brexiter et nouvel homme fort de l’économie britannique

0
100

[ad_1]

Rishi Sunak, chancelier de l’Echiquier, le 10 septembre 2019, à son arrivée au 10 Downing Street.
Rishi Sunak, chancelier de l’Echiquier, le 10 septembre 2019, à son arrivée au 10 Downing Street. SIMON DAWSON / BLOOMBERG / GETTY IMAGES

Avec sa raie sur le côté, ses costumes ajustés et son large sourire aux dents étincelantes, Rishi Sunak, 39 ans, a des allures de gendre idéal. Son brillant parcours accentue ce profil impeccable : Winchester College, un pensionnat anglais haut de gamme, puis université d’Oxford pour des études d’économie, de politique et de philosophie (la voie royale, avec la note maximale, un « first »), et MBA à l’université de Stanford, aux Etats-Unis, avec une bourse.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Brexit : de quoi sera fait le « nouvel âge d’or » promis par Boris Johnson ?

Il a enchaîné avec une carrière météorique dans la finance (Goldman Sachs, suivi de fonds d’investissement spéculatifs) puis, cinq ans après son entrée en politique (il a été élu député en 2015 à Richmond, bastion conservateur du Yorkshire), il a été nommé le 13 février 2020 chancelier de l’Echiquier. Désormais pièce maîtresse du cabinet de Boris Johnson et homme fort de l’économie britannique, le juvénile Sunak, qui a gravi les échelons sans laisser de traces, va devoir se lancer dans l’arène. Mercredi 11 mars, il présentera le premier budget britannique de l’ère post-Brexit. L’exercice est très attendu, mais périlleux.

M. Sunak est chargé de transformer en réalité les promesses de Boris Johnson. L’avenir radieux de l’après-Brexit, les grands travaux destinés à redresser le nord de l’Angleterre (à la traîne de Londres et du sud du pays), l’amélioration de services de santé qui craquent de toutes parts… A lui de traduire en espèces sonnantes la vision enthousiaste, mais plutôt floue du premier ministre britannique.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Au Royaume-Uni, austérité rime avec santé dégradée

L’épidémie due au coronavirus ne lui simplifie évidemment pas la tâche. Difficile de présenter un budget à long terme, alors que l’urgence sanitaire et économique impose des mesures immédiates. Le Livre blanc sur les infrastructures, qui était prévu en parallèle, a d’ailleurs été repoussé. Jill Rutter, du groupe de réflexion Institute for Government, estime que M. Sunak pourrait « revenir à l’automne avec un budget rectificatif, et se contenter d’un budget à l’ambition limitée le 11 mars ».

Pour l’essentiel des Britanniques, cet homme investi d’une telle responsabilité reste un parfait inconnu. Jusqu’à sa promotion surprise par Boris Johnson il y a moins d’un mois, il était largement resté sous les radars, ayant seulement été nommé secrétaire d’Etat au Trésor six mois auparavant. « On le connaît à peine. On ne sait pas vraiment quelles sont ses convictions politiques », confie un député d’un parti d’opposition à Westminster, très curieux, comme nombre de ses condisciples, de savoir quel budget M. Sunak parviendra à délivrer.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: