[Édito] En Tunisie, retrouver la flamme – Jeune Afrique

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Frida Dahmani est correspondante en Tunisie de Jeune Afrique.


Lors d'un rassemblement à Tunis, en janvier 2011, après la chute de Ben Ali. (archives).

Lors d’un rassemblement à Tunis, en janvier 2011, après la chute de Ben Ali. (archives). © Thibault Camus/AP/SIPA

Le gouvernement parviendra-t-il, enfin, à concrétiser les revendications de la révolution ? À proposer aux Tunisiens un projet fédérateur ? Il est temps, en tout cas, que les Tunisiens retrouvent la « grinta », la niaque…


Pour beaucoup, 2019 a été annus horribilis en Tunisie. La crise politique aiguë, conjuguée au décès du président Béji Caïd Essebsi à deux mois des élections générales, avait mis les nerfs à vif et fait craindre un collapsus institutionnel.

C’était oublier que, bien souvent et sans doute plus que nécessaire, le pays flirte avec des scénarios catastrophe, pour finalement éviter in extremis d’irréversibles débordements. « Tout va mal qui finit bien, c’est notre devise ! » se plaît à claironner régulièrement une amie, sans toutefois pouvoir s’empêcher de se demander quand va s’arrêter ce cycle.

La niaque

Les Tunisiens devraient être rassurés. Les institutions n’ont pas démérité, la continuité de l’État a été préservée. Les élections présidentielle et législatives ont été organisées en temps et en heure, et se sont bien tenues, même si certains ne sont



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JeuneAfrique

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