En Europe centrale, les droites nationalistes agitent le spectre d’une nouvelle crise migratoire

0
131

[ad_1]

Les premiers ministres slovaque Peter Pellegrini et hongrois Viktor Orban à Roszke, le long de la frontière serbo-hongroise, le 13 février.
Les premiers ministres slovaque Peter Pellegrini et hongrois Viktor Orban à Roszke, le long de la frontière serbo-hongroise, le 13 février. ZSOLT SZIGETVARY / AP

« Crise migratoire 2020 », « 2020 sera-t-il le nouveau 2015 ? » Voici quelques-uns des slogans avec lesquels les droites nationalistes d’Europe centrale essayent de réveiller le spectre d’une nouvelle crise migratoire après le coup de force du président turc Recep Tayyip Erdogan qui pousse des milliers de réfugiés vers l’Union européenne (UE) depuis vendredi 28 février.

Dans une région qui garde en mémoire la crise de 2015 au cours de laquelle environ un million de personnes étaient passées par la « route des Balkans » pour rejoindre l’Allemagne et la Scandinavie, la perspective de voir l’épisode se répéter a été très rapidement utilisée par des forces politiques qui en avaient largement profité dans les urnes.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En ouvrant sa frontière, la Turquie place les Européens devant leurs responsabilités

Même si la frontière grecque reste pour l’instant quasi-hermétique, « nous devons anticiper des attaques de masse régulière le long de la clôture » construite à la frontière sud de la Hongrie, a ainsi dénoncé le premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban, dès le 28 février au matin, en accusant, sans raison objective, les Grecs de ne plus protéger leur frontière. Pas un reproche en revanche pour M. Erdogan, avec qui le Magyar s’est considérablement rapproché ces dernières années. Construite en 2015, cette clôture de plusieurs mètres de haut est devenue le symbole du refus hongrois d’accueillir des demandeurs d’asile sur son territoire. Elle avait permis à M. Orban de devenir le héros des partis politiques anti-migrants du Vieux Continent.

Budapest a aussi décidé de suspendre toutes les demandes d’asile, officiellement au nom du coronavirus. Et, depuis vendredi, les officiels hongrois multiplient les messages alarmants. « Des dizaines de milliers de personnes attendent d’être transférées depuis les îles grecques », a défendu un conseiller de M. Orban, tandis que son chef de la communication enchaîne les communiqués en anglais dénonçant une hausse du nombre de passages illégaux le long de la clôture. Du fait des contrôles drastiques sur la route alternative passant par la Bosnie et la Croatie, des migrants essayeraient en effet de nouveau de passer par la Hongrie, mais leur nombre reste toujours bien inférieur à celui de 2015.

Tout faire pour empêcher les migrants de passer

En Autriche, qui avait été l’un des principaux pays d’accueil en 2015, le risque d’un retour des vagues migratoires est dénoncé en continu sur les réseaux sociaux par le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ, extrême droite).

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: