une CEI affranchie ? – Jeune Afrique

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André Silver Konan est un journaliste et éditorialiste ivoirien, collaborateur de Jeune Afrique depuis Abidjan.


Commission électorale indépendante ivoirienne.

Commission électorale indépendante ivoirienne. © Dom

En octobre 2000, comme dix ans plus tard en novembre 2010, la commission électorale ivoirienne a été le lieu où ont démarré les crises postélectorales. Qu’en sera-t-il en 2020 ?

Octobre 2000. La crise postélectorale entre Laurent Gbagbo, candidat du Front populaire ivoirien (FPI), et le général Robert Gueï, soi-disant candidat du peuple, commence à la Commission nationale électorale indépendante (Ceni).  Son président d’alors, Honoré Guié, est molesté par des militaires de la junte. Le général-candidat dissout la Ceni et fait proclamer ses propres résultats. Les manifestations finissent par le faire fuir – il sera tué en septembre 2002 lors du putsch mué en rébellion de Guillaume Soro.

Novembre 2010. Devant les caméras des télévisions du monde entier, Damana Adia Pickass, proche de Laurent Gbagbo au sein de la Commission électorale indépendante (CEI, alors dirigée par Youssouf Bakayoko), déchire des résultats « non validés » que s’apprêtait à lire Yacouba Bamba, porte-parole de la Commission et représentant de l’ex-rébellion. Une violente crise post­électorale éclate. Bilan : au moins 3 000 morts.




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