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Un petit garçon est mort, lundi 2 mars, au large de l’île grecque de Lesbos lors du naufrage d’une embarcation de fortune chargée d’une cinquantaine de migrants, selon une porte-parole de la police portuaire.
Les garde-côtes grecs sont intervenus auprès d’un canot qui s’est renversé vers 8 h 30 (7 h 30, heure de Paris) au large de l’île de la mer Egée. « Quarante-six personnes sont saines et sauves », mais un enfant a été repêché « inconscient » et n’a pas pu être ranimé, tandis qu’un deuxième enfant a été hospitalisé, a annoncé cette responsable.
L’embarcation était en provenance des côtes turques voisines. Elle a été « renversée par les personnes à bord après son entrée dans les eaux grecques, une habitude des passeurs pour déclencher une opération de sauvetage », a rapporté un communiqué des garde-côtes.
Environ 1 300 demandeurs d’asile sont arrivés entre dimanche matin et lundi matin sur les cinq îles grecques de la mer Egée proches de la Turquie (Lesbos, Chios, Leros, Cos et Samos) où se trouvent les centres d’accueil et d’enregistrement des demandeurs d’asile – une nette augmentation depuis la décision d’Ankara d’ouvrir ses portes aux migrants, a précisé Manos Logothetis, secrétaire du service d’asile grec, à l’Agence France-Presse (AFP). « L’augmentation du nombre d’arrivées est importante, on est passé de 200 à 300 en moyenne la semaine dernière à 500-800 ces derniers jours », a-t-il ajouté.
« Maintenant, vous allez prendre votre part de fardeau »
A la suite de l’escalade des tensions dans le nord-ouest de la Syrie, la Turquie a décidé de laisser le flux migratoire se diriger vers les frontières extérieures de l’Europe, soit les frontières gréco-turques et gréco-bulgares. Faisant ainsi pression sur l’Union européenne (UE) et les membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) afin d’obtenir leur soutien dans ses opérations militaires en Syrie.
Lundi, Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a sommé l’Europe de « prendre sa part du fardeau » dans l’accueil de migrants, lors d’un discours à Ankara :
« Après que nous avons ouvert les portes, les coups de téléphone se sont multipliés, ils nous disent “fermez les portes”. Je leur ai dit : “C’est fait, c’est fini. Les portes sont désormais ouvertes. Maintenant, vous allez prendre votre part du fardeau.” »
L’UE « doit faire preuve de la plus totale fermeté vis-à-vis de la Turquie et vis-à-vis de M. Erdogan, qui, sur ce sujet-là, comme sur beaucoup d’autres sujets, joue, hélas, avec le feu », a réagi lundi le ministre des finances français, Bruno Le Maire, sur France 2.
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