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La première banque marocaine en Afrique, qui a passé le cap des 100 milliards de dirhams (9,2 milliards d’euros) de valorisation à la Bourse de Casablanca a restructuré son état-major et repensé l’architecture interne en créant de nouvelles entités pour une nouvelle phase de croissance sur le continent. Décryptage.
Au terme de l’année écoulée, Attijariwafa Bank – filiale du holding royal Al Mada – affiche pour la première fois, depuis le lancement en 2016 de son plan « Énergie 2020 », une croissance de son résultat net part du groupe (RNPG) inférieure à celle de son chiffre d’affaires.
Le groupe dirigé par Mohamed El Kettani a réalisé un produit net bancaire de 23,5 milliards de dirhams, en hausse de 4,9 %, pour un BNPG de 5,8 milliards de dirhams (+3,2 %). En 2018, ces deux indicateurs étaient respectivement en progression de +3,4 % et +5,8 %.
Dans le communiqué de présentation des résultats, rendu public lundi 24 février, le groupe attribue la progression plus lente de son bénéfice à des « éléments exceptionnels impactant les comptes consolidés en 2019 pour la première fois ». Parmi eux, l’entrée en vigueur de nouvelles normes comptables appliquées à ses filiales à l’international et dans les assurances, ainsi que celle « du nouvel impôt sur la cohésion sociale au Maroc ». Sans eux, le RNPG serait en progression de +8,7 %.
Nouvelle configuration autour de Mohamed El Kettani
Une bonne performance sous-jacente, signe de la solidité des fondamentaux du groupe, alors que celui-ci entame la préparation de son nouveau plan stratégique. Dans cette optique, son conseil d’administration de ce 24 février, s’est chargé de redistribuer les cartes après la décision de Boubker Jaï qui a fait valoir ses droits à la retraite.
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