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Quatre ans après son arrivée au pouvoir, et malgré des zones d’ombres, Patrice Talon a fait mentir les cassandres. Sa méthode, certes directive, produit des résultats.
Il y a quatre ans, à la veille du premier tour de l’élection présidentielle de 2016, la plupart des observateurs doutaient des capacités de Patrice Talon à exercer le plus exigeant des jobs : celui de chef d’État. Comment, pouvait-on lire ou entendre, un homme d’affaires, certes doué mais centré sur sa propre réussite, pourrait-il travailler dans une perspective d’intérêt général et placer le service de la chose publique au-dessus de son destin, de sa fortune et de sa vanité personnelles ?
Un mois plus tard, au lendemain du second tour et de l’accession du natif de Ouidah au palais de la Marina, les mêmes se désolaient de voir un électorat jugé décidément bien immature préférer celui qui n’était à leurs yeux qu’un séducteur populiste, sorte d’avatar local de Silvio Berlusconi, plutôt qu’un brillant agrégé d’économie, don, qui plus est, de la France au
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