la vieille garde du PDCI en première ligne – Jeune Afrique

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Attendus au tournant à l’approche de la présidentielle, les anciens du PDCI vont devoir prouver qu’ils ont mérité de reprendre la main.


Ce samedi matin, c’est poisson frit et igname bouillie au menu du petit déjeuner à la résidence du général Gaston Ouassénan Koné à Katiola, dans le Centre-Nord. L’ambiance est bon enfant. Ouassénan prend ses médicaments avec l’application d’un élève consciencieux. On se donne du « mon amour » et du « mon chéri ». On rigole et on se moque facilement. Toute la famille est là, venue assister à la visite du chef de l’État, Alassane Ouattara. Le général a beau être l’un des plus hauts cadres du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), il n’aurait manqué cela pour rien au monde et dirige même, en sa qualité de doyen des cadres de la région du Hambol, le comité d’organisation de la visite.

« Ma présence allait de soi. Je suis républicain. Nous recevons le président de la République, pas le chef d’un parti », souligne-t-il. Dans la région, Ouassénan est une figure incontournable. Député de Katiola de 2000 à 2011, il reçoit ce matin la visite d’une délégation des chefs de Dabakala. On sort le whisky et le rhum. « Tu te caches pour boire ? » lance-t-il à l’un de ses visiteurs avant de s’éclipser.

Une génération de cadres

À 80 ans, le coordonnateur des activités des vice-présidents du PDCI fait partie, avec l’ancien ministre de l’Intérieur Émile Constant Bombet (78 ans), l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny (77 ans), l’ancien ministre des Affaires étrangères Amara Essy (75 ans), ou le notaire Cheickna Sylla (80 ans), de cette génération de cadres très expérimentés que le parti a choisi de remettre sur le devant de la scène à la faveur de la rupture avec le pouvoir d’Alassane Ouattara.



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JeuneAfrique

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