A Munich, l’Allemagne tente de répondre à l’appel européen de Macron

0
95

[ad_1]

Ouverture de la 56e conférence de Munich sur la sécurité par le président allemand Frank-Walter Steinmeier, le 14 février.
Ouverture de la 56e conférence de Munich sur la sécurité par le président allemand Frank-Walter Steinmeier, le 14 février. CHRISTOF STACHE / AFP

L’Allemagne aura attendu une semaine pour apporter un début de réponse au discours qu’Emmanuel Macron a prononcé, vendredi dernier, sur la stratégie de défense et de dissuasion. Vendredi 14 février, le président de la République fédérale, Frank-Walter Steinmeier, a profité de la tribune que lui offrait la 56e conférence de Munich sur la sécurité pour répondre positivement à l’appel du chef de l’Etat français en faveur d’« un dialogue stratégique avec nos partenaires européens qui y sont prêts sur le rôle de la dissuasion nucléaire française dans notre sécurité collective ».

« Nous devons saisir son invitation au dialogue », a déclaré M. Steinmeier, tout en invitant son pays à « se placer dans la perspective de la France » : une précision pouvant sonner comme une mise en garde adressée à certains conservateurs allemands qui proposent de placer l’arsenal nucléaire français sous commandement commun de l’OTAN ou de l’Union européenne. Une option inacceptable pour Paris. Alors que M. Macron devait participer pour la première fois, samedi matin, à ce rendez-vous annuel du gotha mondial de la défense et de la sécurité qu’est la conférence de Munich, après avoir dîné la veille avec les deux coprésidents des Verts allemands dans la capitale bavaroise, le discours du président allemand semblait avoir été parfaitement calibré pour répondre aux attentes de Paris à l’égard de Berlin en termes d’engagement diplomatique et stratégique.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Armement nucléaire : Emmanuel Macron appelle l’Union européenne à « un sursaut »

« L’Allemagne doit davantage contribuer à la sécurité de l’Europe, y compris financièrement », a expliqué M. Steinmeier. « Nous avons besoin d’une nouvelle et meilleure relation de l’Union européenne avec la Russie », a-t-il ajouté. « Gardons-nous de faire [des 2 %] le seul critère qui déterminera la paix et la sécurité futures », a-t-il également déclaré, faisant référence aux demandes incessantes de Donald Trump aux membres de l’OTAN de consacrer au moins 2 % de leur PIB aux dépenses militaires. Autant de phrases qu’aurait pu prononcer M. Macron, seul chef d’Etat en activité à avoir été cité – trois fois au total – par M. Steinmeier.

Davantage de « responsabilité »

Reste que si le président français pouvait difficilement attendre un discours plus conforme à ses attentes, le fait que celui-ci ait été prononcé par le chef de l’Etat allemand – autorité morale sans rôle exécutif – ne peut pleinement rassurer Paris. Car voilà en effet six ans – depuis le discours du président Joachim Gauck, en 2014 – que les dirigeants allemands martèlent, chaque hiver, à Munich, que l’Allemagne est prête à prendre davantage de « responsabilité » dans les affaires du monde. Avec chaque fois, côté français, le constat que les actes sont loin d’être à la hauteur des promesses.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: