Un homme inculpé pour le meurtre de la journaliste nord-irlandaise Lyra McKee

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Lyra McKee, le 19 mai 2017.
Lyra McKee, le 19 mai 2017. JESS LOWE / AFP

Elle avait été tuée en avril 2019, à Londonderry, en couvrant des affrontements entre la police et la Nouvelle IRA, groupe républicain dissident luttant pour la réunification de l’Irlande. Mercredi 12 février, près de dix mois après les faits, un suspect a été inculpé pour le meurtre de la journaliste nord-irlandaise Lyra McKee, a annoncé la police nord-irlandaise sur Twitter.

L’homme de 52 ans, originaire de Londonderry, où les faits s’étaient déroulés, doit être présenté à la justice jeudi. Outre le meurtre, le suspect a été inculpé pour possession d’une arme avec l’intention d’attenter à la vie et pour avoir revendiqué son appartenance à une organisation interdite. Trois autres personnes, qui avaient également été arrêtées mardi, ont été remises en liberté.

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Le spectre des « Troubles »

Lyra McKee, 29 ans, a été mortellement blessée le 18 avril 2019 dans le quartier catholique de Creggan, à Londonderry, une ville située sur la frontière irlandaise. Un groupe dissident républicain, la Nouvelle IRA, avait reconnu sa responsabilité dans la mort de la jeune femme, dans une déclaration au quotidien The Irish News, arguant qu’elle se « tenait à côté des forces ennemies », en référence aux forces de police.

La ville où la jeune femme a été tuée est, par ailleurs, tristement célèbre pour avoir été le théâtre du Bloody Sunday. Le 30 janvier 1972, des soldats britanniques ouvraient le feu sur des participants à une marche pacifique, faisant quatorze morts, au plus fort des « Troubles ». Des violences qui ont opposé républicains nationalistes (catholiques), partisans de la réunification de l’Irlande, et loyalistes unionistes (protestants), défenseurs du maintien dans la Couronne britannique, avant de prendre fin grâce à l’accord de paix du Vendredi saint de 1998. En l’espace de trois décennies, quelque 3 500 personnes sont mortes.

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