[ad_1]
Le président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, s’était donné deux objectifs en venant à New York, mardi 11 février : solliciter une nouvelle fois une large médiation internationale, en guise de contre-feu à la « vision » de Washington pour une « paix » israélo-palestinienne. Et rappeler envers et contre tout qu’il demeure un iinterlocuteur incontournable pour Israël. Sa visite a clos six jours intenses durant lesquels le sort de la Palestine a occupé le devant de la scène, et les coulisses, aux Nations unies.
A la table du Conseil où il était invité à s’exprimer, M. Abbas a redit son refus total du plan américain : « Cette carte ressemble à un fromage à trous suisse ! », s’est-il exclamé, en brandissant une reproduction des frontières proposées par Washington. « Qui d’entre vous accepterait un Etat dans ces conditions ? » Selon lui, cette proposition est « un plan préemptif israélo-américain pour mettre un terme à la question de la Palestine », qui ferait de son pays « un Etat fragmenté », a-t-il insisté, et acterait une situation « d’apartheid ».
Officiellement, le plan, dévoilé par Donald Trump et par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, le 28 janvier, à la Maison Blanche, retient bien le principe d’une solution à deux Etats. Mais, en s’alignant sur les préoccupations sécuritaires d’Israël et en reprenant l’argumentaire de la droite nationaliste et messianique du pays, il s’apparente moins à une base de négociation qu’à une entreprise de destruction de ce qui a constitué pendant un demi-siècle les paramètres d’un accord de paix. Et menace de provoquer l’écroulement de l’AP.
Le plan renvoie la future capitale d’un Etat palestinien hors de Jérusalem, dans des faubourgs excentrés et malfamés. Il offre à Israël d’annexer à brève échéance la vallée du Jourdain et l’ensemble de ses colonies en Cisjordanie, territoires palestiniens occupés depuis 1967. Il promet enfin aux Palestiniens, à long terme, un Etat démilitarisé et sans contrôle sur ses frontières, tout en soumettant sa création à une longue liste de préconditions, à commencer par le désarmement du Hamas, à Gaza.
« Début de dialogue »
Sans surprise, l’ambassadrice américaine, Kelly Craft, a contredit M. Abbas, en expliquant que le plan, qui s’accompagne de promesses d’investissements internationaux à hauteur de 50 milliards de dollars (45 milliards d’euros), n’était pas « figé dans le marbre : c’est une proposition de début de dialogue ».
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
