les pêcheurs français vont pouvoir retourner au large de Guernesey « dans les tout prochains jours »

0
136

[ad_1]

Bateaux de pêche à Ouistreham (Calavados), en octobre 2019.
Bateaux de pêche à Ouistreham (Calavados), en octobre 2019. SAMEER AL-DOUMY / AFP

Les pêcheurs français vont pouvoir aller de nouveau pêcher au large de Guernesey. Samedi, jour de l’entrée en vigueur du Brexit, les autorités de l’île anglo-normande avaient suspendu l’accès des navires de pêche français dans leurs eaux. Mais, a assuré mardi 4 février le ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, « la solution est trouvée ». « Je pense que (…) dans les heures qui viennent, dans les tout prochains jours, des accords individuels pourront être pris avec les pêcheurs français », a-t-il souligné lors des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Brexit : la bagarre a déjà commencé sur la pêche

Dans la matinée, la secrétaire d’Etat chargée des affaires européennes, Amélie de Montchalin, s’était rendue dans le Calvados, où elle a notamment visité une entreprise de mareyage, à Caen. « On a un accord diplomatique », a-t-elle précisé :

« On a reçu une lettre formelle de Sa Majesté la couronne (…). On a un accord politique (…). Maintenant, on est dans la mise en œuvre. On va par exemple demander des immatriculations internationales à des pêcheurs qui parfois n’en ont pas. Il y a des petites démarches administratives. »

La Commission européenne « a prévalidé une liste de bateaux » qui veulent pêcher à Guernesey et « on a un accord avec Guernesey pour qu’ils ne prélèvent pas d’argent, que ce soit sans frais », a aussi souligné Mme de Montchalin.

« Les poissons ne connaissent pas les frontières »

Lundi à Bruxelles, « j’ai alerté les commissaires sur le fait que c’est un sujet qui n’était pas du tout symbolique, qui était clé pour la confiance dans la négociation future ». Pour les pêcheurs, il est important « qu’on ne crée pas un précédent en restreignant une petite zone au milieu de la Manche pour des raisons diplomatiques », a dit Mme de Montchalin. A l’Assemblée, M. Guillaume a aussi insisté :

« La pêche ne peut pas être la variable d’ajustement du Brexit et d’un quelconque accord. Les bateaux français comme les bateaux européens doivent continuer à pouvoir pêcher au-delà du 31 décembre dans les eaux britanniques. Si ce n’était pas le cas, ce serait uniquement un choix politique du gouvernement britannique. Les poissons ne connaissent pas les frontières. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Trois jours après le Brexit, Londres et Bruxelles sont déjà prêts à la confrontation sur leur relation future

Selon le président du comité régional des pêches de Normandie, Dimitri Rogoff, « une petite cinquantaine de bateaux normands et plus d’une centaine de bateaux bretons sont plus ou moins dépendants » des eaux de Guernesey. Selon le comité des pêches breton, ils sont « une petite centaine » en tout sur les deux régions.

« C’est une mauvaise séquence au départ du Brexit parce qu’il a fallu dire aux bateaux le 30 janvier “vous dégagez pour le 31 janvier”. Certains ne sont toujours pas repartis en mer parce qu’ils sont privés de leur zone. Mais il y a une volonté de s’en sortir de part et d’autre », a commenté M. Rogoff.

« On a envoyé un signe fort à l’Europe et au gouvernement français que si à la fin de l’année ça se passe comme ça, ça va être un bordel sans nom. »

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: