Les rapatriements d’Occidentaux, symbole d’une Chine en quasi-quarantaine

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Un avion rapatriant des ressortissants américains en provenance de Wuhan, sur le tarmac d’une base aérienne à Riverside, en Californie, le 29 janvier.
Un avion rapatriant des ressortissants américains en provenance de Wuhan, sur le tarmac d’une base aérienne à Riverside, en Californie, le 29 janvier. MIKE BLAKE / REUTERS

Après les Etats-Unis et le Japon, les Européens évacuent à leur tour leurs ressortissants du Hubei, cette province chinoise d’où est parti le coronavirus.

En raison de la présence d’un consulat français à Wuhan, la capitale du Hubei, et de la présence de nombreux Français dans cette ville, c’est Paris qui est en première ligne même si la France a demandé à l’Union européenne (UE) d’activer le mécanisme européen de coordination d’urgence.

Un premier avion Airbus A340 Esterel militaire devait arriver jeudi 30 janvier à Wuhan afin de ramener, vendredi, quelque 200 ressortissants français désirant être rapatriés et ne présentant pas de symptômes du coronavirus 2019-nCoV, a annoncé, mercredi soir, la ministre de la santé et des solidarités Agnès Buzyn à l’issue d’une réunion à Matignon autour du premier ministre Edouard Philippe. Un deuxième avion – un Airbus A380 – devait partir jeudi ou vendredi afin de ramener les Français qui auraient « des regrets » ainsi que des ressortissants étrangers, notamment européens. « Si sur place, des personnes ont des symptômes, sont malades, (…) elles seront rapatriées par vols sanitaires spécifiques », a précisé la ministre.

Après avoir porté un masque de protection dans l’avion, les personnes rapatriées seront emmenées directement dans un lieu de confinement – dont la localisation n’a pour l’instant pas été communiquée – où elles resteront quatorze jours sous surveillance médicale.

Multiples difficultés

Par ailleurs, un avion militaire allemand pourrait se rendre à Wuhan ce week-end, selon une source européenne. Mais le fait que cet avion sanitaire soit aux couleurs de la Luftwaffe, l’armée de l’air allemande, crée des tensions avec Pékin.

En tout, ce sont 400 à 600 personnes qui pourraient être « susceptibles de demander à partir », assure la ministre de la santé ; des Européens mais aussi des conjoints chinois qui doivent, eux, obtenir l’accord des services de l’immigration, ce qui est loin de n’être qu’une simple formalité. Ces rapatriés devraient être essentiellement des étudiants, à l’exception des Français, majoritairement des salariés expatriés.

Les problèmes concrets sont multiples. Par exemple, contrairement aux Japonais, les Américains n’avaient pas prévu de convoi pour se rendre à l’aéroport de Wuhan. Certains de leurs ressortissants ne seraient pas parvenus à y accéder. Par ailleurs, certains Européens se trouvent dans d’autres villes du Hubei, notamment à Yichang, près du barrage des Trois-Gorges et ils n’ont pas le droit de se rendre à Wuhan sans une autorisation spéciale. Enfin les formalités à l’embarquement, notamment les contrôles sanitaires, restaient, jeudi matin, à déterminer.

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