le casse-tête diplomatique du rapatriement des ressortissants étrangers de Wuhan

0
112

[ad_1]

La ministre de la santé Agnès Buzyn en réunion à Matignon, le 26 janvier 2020.
La ministre de la santé Agnès Buzyn en réunion à Matignon, le 26 janvier 2020. Lucas Barioulet / AFP

Alors que l’épidémie de pneumonie à coronavirus continue de progresser en Chine, plusieurs pays préparent l’évacuation de leurs ressortissants de Wuhan, le principal foyer de contamination. Des opérations délicates tant sur le plan pratique que diplomatique. Quatre pays semblent principalement concernés en raison de leur représentation sur place et du nombre de leurs ressortissants concernés : les Etats-Unis et la France, qui ont un consulat à Wuhan, principale ville du Hubei, mais aussi le Japon et la Corée du sud.

Lire aussi Coronavirus chinois : comment la France veut éviter toute propagation sur son territoire

Première question : où aller ? Paris avait annoncé, samedi 25 janvier, « envisager de mettre en place un service d’autobus afin de permettre aux ressortissants français qui le souhaitent et à leurs conjoints et enfants de nationalité chinoise ou étrangère » de se rendre à Changsha, une ville située dans le Hunan, à environ 330 kilomètres au sud de Wuhan.

Une comparaison cruelle

Le groupe automobile PSA, implanté à Wuhan, affirmait de son côté prendre une mesure similaire pour ses expatriés. Mais, dans le même temps, les Etats-Unis décidaient la fermeture de leur consulat à Wuhan – ce que ne fait pas la France – ainsi que l’envoi d’un avion pour rapatrier aux Etats-Unis les Américains qui, en raison en raison d’un nombre de places limité, « présentent le plus de risques » d’avoir le coronavirus.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus en Chine : Wuhan, épicentre de la propagation et base de plusieurs constructeurs automobile français

Rapatriement par avion sur San Francisco pour les Américains, évacuation « low cost » des Français dans la province voisine : la comparaison risquait d’être cruelle. Dimanche, à l’issue d’une réunion interministérielle à Matignon autour d’Edouard Philippe, Agnès Buzyn, la ministre de la santé, a annoncé à son tour l’envoi « en milieu de semaine » d’un avion pour ramener en France « nos concitoyens » qui feront l’objet d’un suivi médical dans un « lieu d’accueil » durant quatorze jours.

« Si les étrangers veulent partir, c’est leur droit, mais pourquoi aller risquer de contaminer une autre ville chinoise ? »

Lundi 27 janvier au matin, la possibilité d’évacuer certains Français sur Changsha n’était pas abandonnée mais, outre qu’une mise en quarantaine dans cette ville n’offre pas d’intérêt pour des Français déjà en quarantaine à Wuhan, les Chinois ne voient pas forcément cette solution d’un bon œil. « Si les étrangers veulent partir, c’est leur droit, mais pourquoi aller risquer de contaminer une autre ville chinoise ? », s’interrogent nombre d’internautes, « Changsha n’est pas une colonie ». Nul d’ailleurs n’était en mesure lundi matin de dire combien de Français souhaitaient quitter la Chine et être placés en quarantaine dans un lieu d’accueil dont ils ne savent rien.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: