près de 500 migrants secourus attendent en Méditerranée

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Le navire « Alan-Kurdi », affrété par l’ONG allemande Sea-Eye, au large des côtes libyennes, le 25 janvier 2020.
Le navire « Alan-Kurdi », affrété par l’ONG allemande Sea-Eye, au large des côtes libyennes, le 25 janvier 2020. NICK JAUSSI / AFP PHOTO / SEA-EYE.ORG

Près de 500 migrants ont été secourus par deux navires humanitaires en Méditerranée, au cours de plusieurs opérations de sauvetage au large de la Libye, depuis samedi 25 janvier. Le sauvetage le plus récent s’est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche dans la zone de secours et de recherches de Malte, où 72 migrants se trouvaient à bord d’une embarcation surpeuplée.

Parmi les survivants, 407 se trouvaient à bord de l’Ocean Viking, le navire humanitaire affrété par SOS Méditerranée, en partenariat avec Médecins sans frontières (MSF), tandis que 78 étaient sur le navire Alan-Kurdi, de l’ONG allemande Sea-Eye.

Ces deux navires se trouvent pour le moment au large des côtes libyennes, toujours dans l’attente d’un port sûr, à Malte ou en Italie, où ils pourraient finalement débarquer.

Aloys Vimard, coordinateur de MSF, qui était à bord de l’Ocean-Viking, a déclaré :

« Nous avons eu des journées chargées (…) avec de nombreuses embarcations en détresse ce week-end. En dépit de l’hiver et du mauvais temps (…) de nombreuses embarcations quittent la Libye. Les survivants nous disent que la situation sécuritaire se détériore [dans le pays] en raison du conflit. La Libye n’est absolument pas un endroit sûr (…) et pour le moment nous ne savons pas quand et où nous pourrons débarquer en sécurité. »

Depuis l’été 2018, succédant à l’Italie qui assurait auparavant ce rôle, les garde-côtes libyens sont chargés par l’Europe de coordonner les sauvetages dans une vaste « zone de recherche et de secours » dépassant leurs eaux territoriales. Une mission que la Libye, en guerre, est incapable de mener à bien, dénonce SOS Méditerranée.

En 2019, l’Organisation internationale des migrations (OIM) a recensé 1 283 décès connus en Méditerranée, la route centrale entre l’Afrique du Nord et l’Italie étant la plus mortelle. Au moins 19 164 migrants auraient péri dans les flots ces cinq dernières années.

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