41 morts en Chine, premiers cas en France et en Australie : l’épidémie de coronavirus s’étend

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Des médecins s’occupent de patients au sein de l’unité de soins intensifs de l’hôpital Zhongnan, à Wuhan en Chine, le 24 janvier.
Des médecins s’occupent de patients au sein de l’unité de soins intensifs de l’hôpital Zhongnan, à Wuhan en Chine, le 24 janvier. XIONG QI / AP

Depuis un mois, le coronavirus apparu en Chine a fait 41 morts et contaminé près de 1 300 personnes. Transmissible entre humains, il inquiète les autorités du monde entier. Ces derniers jours, des cas ont été détectés dans une douzaine de pays, du Japon à la France en passant par l’Australie et les Etats-Unis. Le point sur la progression de l’épidémie.

  • En Chine, l’armée déploie du personnel médical à Wuhan

La grande métropole de Wuhan, épicentre de l’épidémie, est depuis jeudi coupée du reste du monde. Ce samedi 25 janvier, la zone de confinement a même été élargie à 56 millions de personnes. Les trains sont à quai, les autoroutes barrées. Vendredi, 450 médecins et autre personnel médical de l’Armée populaire de libération (APL) sont arrivés par avion pour intensifier la lutte contre le virus.

Du personnel médical au chevet d’un patient, à l’hôpital universitaire Zhongnan, à Wuhan, le 24 janvier.
Du personnel médical au chevet d’un patient, à l’hôpital universitaire Zhongnan, à Wuhan, le 24 janvier. Xiong Qi / AP

Certains d’entre eux ont l’expérience du virus Ebola et du Sras, un virus similaire au coronavirus qui a contaminé près de 1 300 de personnes et fait 41 morts dans toute la Chine, selon le dernier bilan livré par les autorités chinoises. Sur le total des malades, 237 sont dans un état critique, d’après les chiffres officiels. Sur le total des malades, 237 sont dans un état critique.

L’agence de presse Chine nouvelle a précisé que les militaires, qui appartiennent aux armées de terre, de l’air et à la marine, étaient arrivés vendredi soir. Ils doivent être répartis dans les hôpitaux de la ville qui accueillent un grand nombre de patients de la pneumonie virale. Parmi eux figurent des spécialistes des maladies respiratoires et infectieuses, des maladies nosocomiales et des soins intensifs.

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La presse chinoise rapporte aussi la mort d’un médecin de l’hôpital de la province chinoise du Hubei, où s’est déclaré le coronavirus le mois dernier. Liang Wudong, qui était en première ligne lorsque l’épidémie s’est déclarée à Wuhan, ville du centre du pays, était âgé de 62 ans, précise sur Twitter la chaîne China Global Television.

  • Un premier cas confirmé en Australie

Un premier cas a été confirmé samedi 25 janvier en Australie. Le patient, un homme sur lequel aucun autre détail n’a été divulgué, a rallié Melbourne il y a une semaine en provenance de la ville de Wuhan, épicentre de l’épidémie, ont indiqué les autorités australiennes. Selon Brendan Murphy, responsable de la santé publique pour le gouvernement australien, les autorités de l’Etat de Victoria ont suivi « strictement les protocoles, y compris la mise à l’isolement de la personne affectée ». « Je crois comprendre que le patient souffre d’une pneumonie et qu’il est dans un état stable », a-t-il relevé.

Des passagers portant des masques de protection à leur arrivée à l’aéroport de Sydney, le 25 janvier.
Des passagers portant des masques de protection à leur arrivée à l’aéroport de Sydney, le 25 janvier. PETER PARKS / AFP

Le ministre australien de la santé, Greg Hunt, a indiqué par ailleurs que les passagers du même vol emprunté par cet homme étaient en train d’être contactés « afin de leur fournir des informations et des conseils ». Un cas suspect, un homme qui revenait également de Wuhan, a été signalé mardi dans l’Etat australien du Queensland. Des analyses étaient en cours pour déterminer s’il était porteur du virus.

  • Trois cas détectés en France, les premiers sur le continent européen

Trois cas ont été confirmés vendredi soir en France, les premiers en Europe, l’un à Bordeaux (sud-ouest), les deux autres à Paris. Les trois patients hospitalisés, qui ont tous séjourné en Chine, ont été placés en isolement. « Nous avons aujourd’hui les premiers cas européens, probablement parce que nous avons mis au point le test très rapidement et que nous sommes capables de les identifier », a estimé la ministre de la santé, Agnès Buzyn.

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Un homme d’une trentaine d’années ayant séjourné dans la région de Wuhan a été hospitalisé non loin de Seattle (côte ouest), où il était retourné le 15 janvier, ont annoncé le 21 janvier les autorités. Il avait contacté de lui-même les services de santé le 19 janvier, après l’apparition de symptômes. Son état est jugé satisfaisant. Un deuxième cas a été enregistré le 24 janvier, celui d’une sexagénaire arrivée de Wuhan le 13 janvier et habitant Chicago. « Elle se porte bien cliniquement », d’après les autorités sanitaires locales.

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  • En Asie, de nombreux pays touchés mais pas d’autre foyer de propagation

Deux cas ont été enregistrés en Corée du Sud, deux au Japon, un au Népal, trois à Singapour, un à Taïwan, quatre en Thaïlande, deux au Vietnam, et dans les provinces semi-autonomes chinoises, on en dénombre deux à Hongkong et deux à Macao. Dans tous les cas, il s’agit de ressortissants chinois ou de personnes ayant voyagé à Wuhan, l’épicentre de l’épidémie.

Qu’est-ce qu’un coronavirus ?

Les coronavirus forment un groupe de virus dont les premiers représentants ont été identifiés au milieu des années 1960. Leur nom provient des prolongements en forme de couronne situés à leur surface. Ils provoquent des infections respiratoires chez l’homme et chez l’animal, ainsi que des atteintes gastro-entéritiques pour ce dernier.

Selon le type de virus, ces infections sont d’une gravité très variable puisqu’elles vont du simple rhume à des syndromes provoquant une détresse respiratoire et la mort.

La famille des coronavirus ­humains comptait jusqu’à ­présent six membres : quatre donnant des infections respiratoires généralement bénignes et deux provoquant des pneumonies : le SRAS-CoV, ­responsable du syndrome ­respiratoire aigu sévère (SRAS), et le MERS-CoV, à l’origine du ­syndrome respiratoire du Moyen-Orient.

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