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Trente-quatre soldats américains ont été victimes de commotion cérébrale après l’attaque par l’Iran d’une base aérienne d’Aïn al-Assad en Irak début janvier, a annoncé vendredi 24 janvier le Pentagone.
La moitié a déjà réintégré ses unités, mais huit soldats ont été rapatriés aux Etats-Unis et neuf autres ont été évacués vers un hôpital militaire américain en Allemagne, pour y être traités, a détaillé au cours d’une conférence de presse un porte-parole du ministère de la défense, Jonathan Hoffman.
Parmi les symptômes ressentis par les soldats après les explosions : « maux de tête, vertiges, hypersensibilité à la lumière, agitation et nausées. » Ces symptômes ont rapidement disparu dans certains cas mais pour les autres, ils se sont aggravés et les militaires concernés ont été évacués.
« Je ne considère pas ça comme des blessures graves »
Dans la nuit du 7 au 8 janvier, Téhéran avait lancé des missiles contre les bases d’Aïn al-Assad (ouest) et d’Erbil (nord), où sont stationnés certains des 5 200 soldats américains. Il s’agissait alors de représailles à l’élimination du général iranien Ghassem Soleimani, tué par un drone près de Bagdad quelques jours auparavant.
« Aucun Américain n’a été blessé dans les attaques de la nuit dernière », avait déclaré peu après l’attaque iranienne le président des Etats-Unis Donald Trump dans un discours télévisé. Mais, la semaine dernière, le Pentagone avait reconnu qu’une dizaine de soldats souffraient en réalité de commotion cérébrale.
Interrogé à ce sujet à Davos, M. Trump, qui cherche à éviter toute escalade militaire avec Téhéran, a de nouveau minimisé mercredi l’impact des frappes iraniennes. « J’ai entendu dire qu’ils avaient mal à la tête, a-t-il réagi. Je ne considère pas ça comme des blessures graves. »
Le porte-parole du Pentagone a expliqué vendredi le nouveau bilan par le fait que ces symptômes mettent souvent plusieurs jours à apparaître.
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