« La solution à deux États n’est pas morte » – JeuneAfrique.com

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Malgré le soutien inconditionnel de Donald Trump à la politique expansionniste de Benyamin Netanyahou, le négociateur en chef de l’Autorité palestinienne veut continuer de croire au rêve d’une paix durable avec Tel-Aviv.


À 64 ans, il demeure l’un des diplomates palestiniens les plus en vue à l’étranger. Saeb Erekat est un vétéran du dialogue de sourds avec Israël. Depuis 1991, ce natif de Jéricho est de toutes les équipes de négociation palestiniennes, à l’exception notable de celle qui mena secrètement aux accords d’Oslo, en 1993.

À la faveur d’un anglais quasi parfait, il s’est imposé comme l’interlocuteur privilégié des diplomates américains, et plus généralement des chancelleries occidentales, même si Donald Trump et ses émissaires ont, eux, fait le choix de l’ignorer.

En dépit d’un caractère exécrable et de ses nombreux rendez-vous manqués avec Israël, Saeb Erekat a su rester l’homme de confiance des Palestiniens et du président Mahmoud Abbas. Ces dernières années, le secrétaire général du comité exécutif de l’OLP a été affaibli par une douloureuse fibrose pulmonaire qui lui a valu une transplantation. Moins fougueux mais toujours en première ligne, il reste un partisan invétéré d’une « solution à deux États ».

Jeune Afrique : Quand la perspective de paix paraît si compromise, que reste-t-il de votre mission ?

Saeb Erekat : Je m’efforce en permanence de raviver le dialogue, de faire en sorte que mon peuple garde espoir, de trouver des ressorts pour que la paix reste à l’esprit des Palestiniens et des Israéliens, surtout pour les générations futures. Je me refuse d’enterrer la solution à deux États, même si beaucoup l’estiment aujourd’hui caduque du fait de la réalité sur le terrain.

Regrettez-vous la signature des accords d’Oslo avec Israël, qui n’ont pas permis l’avènement d’un État palestinien ?



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JeuneAfrique

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