Aux Etats-Unis, la laborieuse mise en ordre de bataille des démocrates

0
118

[ad_1]

Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez lors d’un meeting de campagne à Venice Beach, Los Angeles (Californie), le 21 décembre.
Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez lors d’un meeting de campagne à Venice Beach, Los Angeles (Californie), le 21 décembre. ROBYN BECK / AFP

Les Etats-Unis vont bientôt expérimenter un cas de figure inédit dans leur histoire récente. A double titre. Un procès en destitution visant un président candidat à sa propre succession va en effet s’ouvrir au Sénat, début janvier. Et il va concerner une bonne partie des candidats démocrates à l’investiture présidentielle à la veille des premiers votes des primaires, dans l’Iowa, le 3 février, contrariant la mise en ordre de bataille d’un camp encore très émietté.

Trois des favoris, présents lors du dernier débat, le 19 décembre, un sénateur et deux sénatrices, seront en effet tenus d’y assister du fait de leur statut de juré : l’indépendant Bernie Sanders (Vermont), sa rivale à gauche Elizabeth Warren (Massachusetts), ainsi que la centriste Amy Klobuchar (Minnesota). La procédure ne se prête guère aux effets de tribune. Si ces trois élus auront en effet la capacité de poser des questions à d’éventuels témoins, ce sera uniquement par écrit ; celles-ci, en effet, seront lues par le président de la Cour suprême, John Roberts, qui dirigera les débats.

Lire aussi Comment se déroule une procédure d’impeachment ?

Ce procès ne va pas épargner non plus celui qui figure depuis sa déclaration de candidature en tête des intentions de vote au niveau national, l’ancien vice-président Joe Biden.

La mise en accusation de Donald Trump votée par la Chambre des représentants le 18 décembre a en effet été provoquée par une conversation téléphonique entre le président des Etats-Unis et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le 25 juillet. Au cours de leurs échanges, le locataire de la Maison Blanche avait demandé l’ouverture d’enquêtes visant indirectement Joe Biden, par le biais de son fils Hunter, membre du conseil d’administration d’une entreprise gazière ukrainienne de 2014 à 2019.

Le vétéran Joe Biden défie les pronostics

Joe Biden en campagne à Ottumwa (Iowa), le 21 décembre.
Joe Biden en campagne à Ottumwa (Iowa), le 21 décembre. SCOTT OLSON / AFP

Jusqu’à présent, l’affaire ukrainienne n’a eu aucun impact majeur sur les intentions de vote de l’ancien vice-président mesurées au niveau national. La « campagne invisible », qui désigne au Etats-Unis la période comprise entre les premières déclarations de candidatures et le début des votes par Etat, s’est résumée à l’affrontement entre les deux courants traditionnels du Parti démocrate déjà aux prises en 2016 : son centre et son aile gauche.

Comme les six premiers débats l’ont montré, un consensus prévaut au sein des démocrates sur la plupart des sujets : nécessité d’une meilleure couverture santé, d’une fiscalité plus équitable et favorable à la classe moyenne, de la prise en compte de l’urgence climatique, d’un encadrement du marché des armes à feu, de la défense des droits des communautés et du droit des femmes à disposer de leur corps. Les divergences résident dans le degré de changement que les candidats souhaitent apporter.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: