En Guinée, l’opposition souhaite « boycotter et empêcher » les législatives de février – JeuneAfrique.com

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L’opposition guinéenne, qui juge que le processus électoral comporte des irrégularités, a annoncé qu’elle boycottera les élections législatives du 16 février, et même qu’elle « empêchera » la tenue du scrutin.


« Nous avons décidé que nous ne pouvons pas participer. Il ne s’agit pas de boycotter et de rester les bras croisés. Nous allons empêcher que ces élections aient lieu », a lancé devant la presse le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, à l’issue d’une réunion des dirigeants d’une vingtaine de partis.

Dénonçant une « mascarade électorale », Cellou Dalein Diallo a justifié cette décision par des divergences avec le pouvoir, notamment sur la révision du fichier électoral.

Fichier électoral contesté

« Il y a eu un enrôlement massif des mineurs », assure l’opposant, tandis que « des gens qui en ont le droit n’ont pas été autorisés à s’enrôler », a-t-il affirmé. « Nous ne pouvons pas accepter qu’une élection basée sur ce fichier soit organisée ».

L’opposition juge que ces législatives, reportées à plusieurs reprises, serviraient, si elles sont organisées dans ces conditions, le projet attribué au président Alpha Condé de briguer fin 2020 sa propre succession.

Après avoir longtemps gardé le silence, Alpha Condé a clarifié sa position le jeudi dernier. Dans une allocution à la télévision nationale (RTG), le président a affirmé son souhait de soumettre aux Guinéens un projet de nouvelle Constitution, a priori par référendum, à une date qu’il n’a pas encore précisée.

Nouvelle manifestation annoncée

Suite à cette annonce, l’opposition a décidé d’organiser une nouvelle grande manifestation le jeudi 26 décembre, à l’appel du Front national de défense de la Constitution (FNDC), le collectif qui orchestre depuis mi-octobre la mobilisation.

Pour l’opposition, qui crie au « coup d’État constitutionnel », il ne fait aucun doute qu’Alpha Condé, cherche à créer les conditions pour se représenter à l’expiration de son mandat en décembre 2020.

« Nous avons pris une importante décision aujourd’hui qui va consister à ne plus entrer en compétition avec le président Alpha Condé tant que les conditions d’une élection libre et transparente ne sont pas réunies », a expliqué un responsable de l’opposition, Etienne Soropogui.



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JeuneAfrique

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