« On a fait comprendre que la corruption, aujourd’hui, prend fin » – JeuneAfrique.com

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Le ministre gabonais des Eaux, des Forêts, de la Mer et de l’Environnement en est convaincu : les scandales de corruption autour de l’exploitation du bois font partie du passé. Fort d’un cadre légal et réglementaire renouvelé, il croit en la possibilité d’une exploitation durable du bois de kevazingo.


« Good afternoon Minister ! » En cette fin d’après-midi moite à Libreville, Lee White est accueilli par ses équipes au septième étage de son ministère, situé sur le boulevard Triomphal. De retour de la présentation de son plan d’action pour les forêts à la Primature, le ministre des Eaux, des Forêts, de la Mer et de l’Environnement, chargé du Plan climat, du Plan d’affectation des terres et – depuis le remaniement du 2 décembre –, des Objectifs de développement durable (portefeuille qui avait été confié durant moins d’un mois à Brice Laccruche Alihanga), nous reçoit dans son département, où trône un large bureau en kevazingo.

Ce bois précieux, dont l’exploitation et la coupe sont interdites depuis mars 2018, s’est retrouvé, au début de cette année, au cœur d’un scandale qui a coûté sa place au prédécesseur de Lee White, Guy-Bertrand Mapangou, ainsi qu’au vice-président, Pierre Claver Maganga Moussavou, limogés le 21 mai.

Le scientifique britannique, natif de Manchester et naturalisé gabonais en 2008, vit depuis trente ans au Gabon. De 2009 jusqu’à sa nomination au sein du deuxième gouvernement Bekale, le 10 juin, il dirigeait l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN).

Ce fervent défenseur de l’environnement, qui se définit comme un ministre « plus technique que politique », se voit confier, entre autres, la lourde tâche de réformer le secteur de l’exploitation forestière, rongé par la corruption et les trafics, mais aussi hautement stratégique pour l’économie et la politique industrielle du pays.

Jeune Afrique : En quoi consiste l’accord signé entre le Gabon et la Norvège au début de septembre, lors du sommet de l’ONU sur le climat ?

Lee White : Dans le cadre de la Cafi [l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale, à laquelle le Gabon a adhéré en 2017], une première phase d’engagement d’un montant de 18 millions de dollars est destinée au financement du Plan national d’affectation des terres et de notre Système national d’observation des ressources naturelles et des forêts [SNORNF]. La deuxième phase de la Cafi, qui est de 12 millions de dollars, commencera en janvier 2020. Elle va financer un appui aux forestiers, en vue de la certification.



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JeuneAfrique

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