les réseaux mobiles suspendus dans des parties de New Delhi

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Des manifestants protestent contre une nouvelle loi sur la citoyenneté, à Delhi (Inde), le 19 décembre 2019.
Des manifestants protestent contre une nouvelle loi sur la citoyenneté, à Delhi (Inde), le 19 décembre 2019. DANISH SIDDIQUI / REUTERS

Les réseaux de téléphonie mobile ont été suspendus, jeudi 19 décembre, dans des parties de la capitale indienne New Delhi, où les autorités ont interdit des grandes manifestations annoncées contre une loi controversée sur la citoyenneté.

Deux grands opérateurs de téléphonie indiens, Airtel et Vodafone, ont confirmé que leurs services étaient coupés dans des quartiers du centre de la capitale. « Le gouvernement a émis une directive nous demandant de restreindre les services de téléphonie mobile en certains endroits de Delhi », a déclaré un responsable de Vodafone India à l’Agence France-Presse (AFP). Des habitants de Delhi et des manifestants avaient précédemment fait état de difficultés pour passer des appels, envoyer des SMS ou se connecter à Internet depuis leur téléphone portable.

Les autorités indiennes ont par ailleurs interdit, jeudi, tout rassemblement dans de grandes parties du géant d’Asie du Sud, à la suite d’appels à une journée nationale de manifestations, qui durent depuis plus d’une semaine.

Les manifestants protestent contre une loi – le Citizenship Amendment Bill – qui régularise les réfugiés venus d’Afghanistan, du Pakistan et du Bangladesh et leur accorde la nationalité sur des critères religieux, à l’exception des musulmans. Ces derniers sont la cible régulière du gouvernement depuis l’arrivée au pouvoir du premier ministre Narendra Modi en 2014. Les nationalistes hindous veulent en faire des citoyens de seconde zone, privés de droits.

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Un des plus importants mouvements de protestation depuis 2014

La section 144 du code de procédure pénale, qui interdit tout attroupement d’au moins quatre personnes, était en vigueur jeudi dans plusieurs quartiers de Delhi (nord), d’Hyderabad (sud), de Chennai (sud-est), ainsi que dans l’intégralité des grandes villes de Bangalore (sud), d’Ahmedabad (nord-ouest) et de Mangalore (sud-ouest).

La disposition est également valable pour l’ensemble du grand Etat de l’Uttar Pradesh, le plus peuplé d’Inde avec plus de 200  millions d’habitants, et dans plusieurs Etats du nord-est de l’Inde, où la contestation a fait six morts la semaine dernière.

Ce mouvement de protestation, principalement mené par des personnes de confession musulmane, est l’un des plus importants auxquels doivent faire face les nationalistes hindous de Narendra Modi depuis 2014. En Inde, qui compte 1,3 milliard d’habitants, 14 % de la population est musulmane, 80 % hindoue.

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