Le chef du Parti conservateur canadien Andrew Scheer démissionne

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Le chef du Parti conservateur canadien, Andrew Scheer, le 22 octobre 2019 à Regina (Saskatchewan).
Le chef du Parti conservateur canadien, Andrew Scheer, le 22 octobre 2019 à Regina (Saskatchewan). GEOFF ROBINS / AFP

Andrew Scheer, le chef du Parti conservateur du Canada, a annoncé sa démission, jeudi 12 décembre, devant la Chambre des communes. Il a déclaré qu’il s’agissait « d’une des décisions les plus difficiles de [sa] vie », mais affirmé qu’il plaçait « les intérêts de [sa] famille et de [son] parti en priorité ». Quelques instants plus tard, le Parti conservateur confirmait des informations parues sur le réseau Global News, selon lesquelles M. Scheer aurait puisé dans la caisse de la formation pour assurer une partie des frais de scolarité de ses enfants dans une école privée.

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Andrew Scheer tire les conséquences de sa défaite aux élections fédérales du 21 octobre et des appels à la démission venus de son propre parti qui ont suivi. Donnés favoris quelques semaines avant le scrutin, les conservateurs ont finalement échoué à faire chuter le libéral Justin Trudeau. Et s’ils ont gagné des députés, jusqu’à placer Justin Trudeau en situation de prendre la tête d’un gouvernement minoritaire, ils ont enregistré des contre-performances au Québec et dans l’Ontario.

Tergiversations

Dès le lendemain du vote, de nombreuses voix conservatrices s’étaient élevées pour mettre ce rendez-vous manqué sur le compte des tergiversations d’Andrew Scheer sur l’avortement et sur le mariage homosexuel. Sur l’avortement en particulier, il avait fallu plusieurs débats entre candidats pour qu’Andrew Scheer finisse par dire qu’il était « à titre personnel pro-vie », mais qu’il n’entendait pas soutenir d’initiative parlementaire remettant en cause ce droit. Une posture qui explique, en partie, le rejet du vote québécois.

Depuis le scrutin, Andrew Scheer répétait qu’il souhaitait rester à la tête de sa formation jusqu’au prochain congrès du parti prévu en avril 2020 à Toronto. Il disait même qu’il était prêt à repartir à d’éventuelles nouvelles élections, qui peuvent être déclenchées à tout moment par le premier ministre puisque celui-ci ne dispose pas de majorité parlementaire.

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Andrew Scheer s’était fait élire chef de l’opposition officielle à la Chambre des communes lors de la rentrée parlementaire du 5 décembre. Il venait également de remporter une première victoire parlementaire en faisant voter par tous les groupes politiques, à l’exception des libéraux, la création d’un comité parlementaire mettant sous surveillance le gouvernement dans ses relations diplomatiques avec la Chine. Des relations tendues depuis l’arrestation fin 2018 de la directrice financière de Huawei, toujours assignée à résidence à Vancouver.

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